« Brutes », « respect », « idées folles », Groenland… Ce qu’il faut retenir du discours de Macron à Davos

Published 4 hours ago
Source: 20minutes.fr
« Brutes », « respect », « idées folles », Groenland… Ce qu’il faut retenir du discours de Macron à Davos
<p>A Davos, Emmanuel Macron a expliqué préférer « le respect plutôt que les brutes ». Lors de son discours au Forum économique mondial de <a href="https://www.20minutes.fr/economie/davos/">Davos</a> qui sonnait comme une réponse à la diplomatie de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a>, le président français, qui s’exprimait en anglais et arborait des lunettes de soleil en raison d’un problème oculaire, a notamment visé Washington. Qu’a-t-il dit exactement ? 20 Minutes vous fait un petit récap&#x27; de son discours.</p><h2>« Ne perdons pas du temps avec des idées folles »</h2><p>« N’acceptons pas un ordre mondial qui serait décidé par ceux qui prétendent avoir la voix la plus forte, ou le bâton le plus fort », a martelé <a href="https://www.20minutes.fr/politique/emmanuel-macron/">Emmanuel Macron</a>. « Ne perdons pas du temps avec des idées folles. N’ouvrons pas la boîte de Pandore », a-t-il ajouté. Le président français a aussi dénoncé la « concurrence des Etats-Unis via des accords commerciaux qui minent nos intérêts à l’export, demandent des concessions maximales et visent ouvertement à affaiblir et subordonner l’Europe ».</p><p>Le président américain martèle sa volonté de s’emparer du <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/groenland">Groenland</a>, au prix de menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens qui s’y opposent, voire par la force. Emmanuel Macron a pointé une situation « folle » où l’Union européenne pourrait avoir à utiliser l’arme anticoercition « pour la première fois » contre les Etats-Unis. Cet instrument, décrié par Washington, et considéré comme un « bazooka » par le président français, permet de limiter les importations provenant d’un pays, l’accès à certains marchés publics et de bloquer certains investissements quand ce dernier essaie d’imposer ses vues par la coercition économique.</p><h2>« L’Europe a des outils très forts »</h2><p>« L’Europe a maintenant des outils très forts et nous devons les utiliser quand nous ne sommes pas respectés et quand les règles du jeu ne sont pas respectées », a insisté Emmanuel Macron.</p><p>Donald Trump veut aussi créer un « <a href="https://www.20minutes.fr/monde/russie/4196894-20260119-sait-conseil-paix-imagine-donald-trump-onu-version-maga-business">Conseil de paix</a> » à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l’ONU, avec un ticket d’entrée d’un milliard de dollars pour un siège permanent. « La France et l’Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l’indépendance, et aux Nations unies et à leur charte », a souligné le président français.</p><h2>Pas de réunion du G7 prévue à Paris</h2><p>Concernant la proposition de <a href="https://www.20minutes.fr/economie/g7/">G7</a> jeudi à Paris, « il n’y a pas de réunion prévue », « il y a une disponibilité de la présidence française à en faire une », a précisé ultérieurement le chef de l’Etat devant des journalistes. Il a dit vouloir refaire du G7, que la France préside cette année, un « forum pour un dialogue franc » et pour des « solutions collectives et coopératives ».</p><p>Alors qu’on lui demandait si Donald Trump était encore un allié, le président français a refusé de se prononcer. « C’est à lui d’apporter la réponse. C’est pas tout à fait les comportements qui vont avec », a-t-il toutefois lancé devant des journalistes. « Je ne suis pas là pour qualifier ou pour commenter. Moi, je suis là pour agir. Je défends l’économie française quand elle est attaquée par des choses qui sont injustes. Je défends une Europe plus forte depuis neuf ans », a-t-il expliqué avant d’ajouter : « On ne doit pas être agressé ou attaqué. »</p>