Les violences contre les enfants commises par les parents ont augmenté, selon les services de sécurité

Published 7 hours ago
Source: 20minutes.fr
Les violences contre les enfants commises par les parents ont augmenté, selon les services de sécurité
<p>Malgré les différentes affaires sorties dans la presse, ou encore la <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4197438-20260122-affaire-betharram-enseignement-catholique-annonce-fermeture-ecole">fermeture ce jeudi, ô combien symbolique, de l’établissement Bétharram</a>, les violences sur les enfants sont loin de diminuer,<a href="https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Actualites/Les-violences-intrafamiliales-non-conjugales-enregistrees-par-les-services-de-securite-en-hausse-de-9-en-2024"> nous apprend le ministère de l’Intérieur.</a> D’après une étude du service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), les violences commises sur des mineurs au moment des faits par un membre de la famille ont augmenté de 9 % en 2024.</p><p>Les violences enregistrées par les services de sécurité commises plus généralement par des membres de la famille sur des mineurs (parents, beaux-parents, membre de la fratrie, grands-parents, descendants ou tout autre membre de la famille) ont augmenté de 12 % s’agissant des violences physiques (53.000 enfants en 2024) et de 5 % s’agissant des <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/violences_sexuelles">violences sexuelles</a> (19.000). Dans les deux tiers des cas, les auteurs sont les parents.</p><h2>Les enfants de 5 à 9 ans les plus touchés</h2><p>Concernant l’âge des victimes de violences physiques dites « intrafamiliales non conjugales », les 5-9 ans et les 10-14 ans apparaissent les plus touchés (25 % pour les deux catégories). Avec une forte prédominance de la première catégorie pour les victimes de violence sexuelle, dont 37 % ont entre 5 et 9 ans et 26 % entre 10 et 14 ans.</p><p>Les mis en cause sont aux trois quarts des hommes et 91 % sont des majeurs. Les filles sont majoritaires parmi les victimes, leur part dépassant 80 % à partir de 10 ans.</p><p>Est-ce un reflet d’une société où la violence semble augmenter, ou au contraire d’une meilleure prise de conscience ? « L’évolution des victimes enregistrées par les services de sécurité ne reflète pas uniquement celle de la délinquance réellement subie mais également celle de la propension à porter plainte », prévient la note du ministère de l’Intérieur. Toujours est-il que cette tendance est continue depuis 2016.</p><h2>Un quart des parents disent donner des gifles</h2><p>D’après le <a href="https://www.fondation-enfance.org/wp-content/uploads/2024/11/Barometre-VEO-et-Sport.pdf">dernier baromètre Ifop pour la Fondation de l’enfance sur les violences éducatives ordinaires</a>, datant de juin 2024, environ huit parents sur dix ont eu recours dans la semaine précédant l’enquête à au moins une violence éducative ordinaire (qui va de crier à donner une fessée en passant par la menace ou des propos qui rabaissent).</p><p>Près d’un quart des parents affirmait par ailleurs avoir donné une fessée à leur enfant dans la semaine précédant l’enquête, et 16 % une gifle. Un quart des parents estime aussi qu’il est « difficile » voire « impossible » d’élever un enfant sans jamais donner de gifle.</p><figure> </figure><p>« Une gifle, une fessée, ce sont des faits de violence. Il faut agir sans attendre et appeler les numéros d’urgence, le 17, le 112 ou le 18, énonce-t-elle. Il n’y a pas de débat à avoir. C’est puni par la loi. Le fautif encourt trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende », <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4190666-20251209-face-gifle-appelle-police-faire-face-enfant-victime-violence-espace-public">rappelait début décembre sur notre site</a> la haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El Haïry.</p>