Guerre en Ukraine : Kiev négocie pour arracher une trêve, Poutine reçoit une invitation venant de Trump

Published 6 hours ago
Source: 20minutes.fr
Guerre en Ukraine : Kiev négocie pour arracher une trêve, Poutine reçoit une invitation venant de Trump
<p>Vous avez raté les derniers événements sur la <a href="https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/">guerre en Ukraine</a> ? <em>20 Minutes</em> fait le point pour vous tous les soirs. Voici l’essentiel de ce lundi 19 janvier, au 1.425e jour du conflit.</p><h2>Le fait du jour</h2><p>Malgré la poursuite des frappes russes, les échanges en vue d’obtenir une trêve et des garanties de sécurité ne sont pas interrompus. Les représentants de l’Ukraine ont ainsi eu des discussions « substantielles » aux Etats-Unis avec les émissaires américains Steve Witkoff et <a href="https://www.20minutes.fr/monde/jared-kushner/">Jared Kushner</a>, a déclaré un des négociateurs ukrainiens, Roustem Oumerov. Le président ukrainien <a href="https://www.20minutes.fr/monde/volodymyr-zelensky/">Volodymyr Zelensky</a> a précisé que la délégation de son pays avait eu plusieurs séances de négociations avec la partie américaine. Les échanges doivent d’ailleurs se poursuivre cette semaine à l’occasion du Forum économique mondial à Davos (Suisse).</p><p>L’Ukraine veut obtenir des garanties claires de la part de ses alliés occidentaux sur sa sécurité après un hypothétique cessez-le-feu. « Il y a d’ores et déjà eu plusieurs séances de négociations. Ils travaillent sur les documents nécessaires pour mettre fin à la guerre », a déclaré Volodymyr Zelensky. Il a ajouté douter de la volonté de la <a href="https://www.20minutes.fr/monde/russie/">Russie</a> de mettre fin à son invasion, estimant que Moscou se concentrait à l’inverse sur ses frappes de missiles et sur le ciblage « quotidien » des systèmes énergétiques de l’Ukraine.</p><h2>La déclaration du jour</h2><blockquote>Le président Poutine a reçu une invitation à se joindre à la composition du Conseil de paix par des voies diplomatiques.</blockquote><p>Le Kremlin a révélé ce lundi que le président russe a « reçu une invitation » pour rejoindre l’initiative proposée par son homologue américain <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a> et baptisée « Conseil de paix ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, n’a pas donné d’indication sur la réponse de <a href="https://www.20minutes.fr/monde/vladimir_poutine/">Vladimir Poutine</a>, précisant que la Russie veut « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington.</p><p>De nombreux dirigeants étrangers ont reçu une invitation à joindre cette nouvelle entité, <a href="https://www.20minutes.fr/monde/russie/4196894-20260119-sait-conseil-paix-imagine-donald-trump-onu-version-maga-business">sorte de concurrent à l’ONU</a>, dont Donald Trump a annoncé vouloir prendre la présidence et aurait, selon le règlement, l’essentiel des pouvoirs. Chaque État membre exercerait un mandat d’une durée maximale de trois ans. Mais les pays versant la somme d’un milliard de dollars deviendraient membres permanents. La France et le Canada ont déjà décliné l’invitation.</p><p></p><figure><iframe title="Le Kremlin accuse Kiev d’avoir attaqué la maison de Vladimir Poutine" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/3spz335/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><h2>Le chiffre du jour</h2><p><strong>Cinq ans</strong>. C’est la durée de détention à laquelle a été condamné en Russie un Américain pour transport illégal d’armes et de munitions, découvertes à bord de son yacht amarré en juin 2025 dans le port de Sotchi, a annoncé ce lundi la justice russe.</p><p>Ce ressortissant est présenté comme étant Charles Wayne Zimmerman. L’annonce de son arrestation n’avait pas été rendue publique, mais, en septembre 2024, les garde-côtes américains avaient alerté sur la disparition dans l’Atlantique d’un homme nommé Charles Zimmerman, alors âgé de 57 ans, parti en voilier de la Caroline du Nord pour la Nouvelle-Zélande et qui avait déclaré à sa famille vouloir passer par la Méditerranée.</p><p>Des dizaines d’Occidentaux, dont des citoyens américains, ont été arrêtés en Russie, particulièrement depuis le début de la guerre en Ukraine déclenchée en février 2022, <a href="https://www.20minutes.fr/monde/4030391-20230330-russie-journaliste-americain-wall-street-journal-arrete-espionnage">accusés d’espionnage</a>, de critiques envers l’armée russe, <a href="https://www.20minutes.fr/monde/russie/4090012-20240507-russie-soldat-americain-arrete-vol-vladivostok">de vols mineurs</a>, de contrebande de cannabis et de conflits familiaux. Plusieurs ont depuis été libérés lors <a href="https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4104254-20240802-russie-etats-unis-echanges-prisonniers-jamais-lineaires-criminel-contre-criminel">d’échanges de prisonniers</a>.</p><h2>La tendance</h2><p>Les actionnaires majoritaires russes dans la compagnie pétrolière serbe NIS, visée par des sanctions américaines, ont accepté de vendre leurs parts au <a href="https://molgroup.info/en">géant hongrois MOL</a>, a annoncé lundi la ministre serbe de l’Energie, Dubravka Djedovic Handanovic. « MOL et Gazprom Neft ont convenu des dispositions fondamentales d’un futur accord de vente, ce qui était une exigence de l’administration américaine », a confirmé la ministre serbe dans une déclaration vidéo. Elle a ajouté que ce projet d’accord de vente serait soumis pour approbation à l’administration américaine, afin d’obtenir une nouvelle licence qui permettra à l’unique raffinerie serbe, gérée par NIS, de fonctionner après le 23 janvier, dans la perspective de la signature d’un accord.</p><p>Après neuf mois de reports successifs, Washington avait imposé le 9 octobre des sanctions à NIS, contrôlée à 56 % par des sociétés russes (Gazprom Neft et Intelligence), dans le cadre des sanctions plus vastes contre le secteur énergétique russe, face au refus de la Russie de mettre fin à la guerre en Ukraine.</p>