Groenland : C’est quoi le rapport entre Donald Trump et un « TACO » ?

Published 5 hours ago
Source: 20minutes.fr
Groenland : C’est quoi le rapport entre Donald Trump et un « TACO » ?
<p>Rien à voir avec le Tacos Tuesday des Américains. <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a> semble avoir changé d’avis sur le <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/groenland">Groenland</a> : après plusieurs semaines de pression, il a admis à demi-mot, lors de son discours mercredi à <a href="https://www.20minutes.fr/economie/davos/">Davos</a>, qu’il n’aurait probablement pas gain de cause en utilisant la force pour s’emparer du territoire danois. Depuis, il travaille sur un accord avec l’<a href="https://www.20minutes.fr/monde/otan/">Otan</a>. Et les marchés, eux, vérifient un nouvel adage : le fameux « TACO, Trump always chickens out » ( « Trump se dégonfle toujours », ou « Trump est toujours une poule mouillée »).</p><figure><img src="https://img.20mn.fr/R-W0oH1RST6H-nGUScXuWSk/960x0_media.jpg" alt="null"></figure><p>Le terme a commencé à apparaître en mai 2025, au début du second mandat du président américain. L’acronyme désigne sa tendance à proférer des menaces, notamment concernant des taxes exorbitantes, avant de les reporter ou de les annuler. Et cela suscite généralement un yo-yo sur les marchés financiers.</p><h2>Le TACO, une recette bien huilée</h2><p>Certaines personnes ont même compris comment profiter du système. Etape 1 : acheter une action après une annonce de Donald Trump, quand la confiance des entreprises baisse et que les prix sont au plus bas. Etape 2 : la revendre au prix fort lorsque le président lâche l’affaire et que les cours rebondissent.</p><p>Pour qu’un « TACO » soit réussi, il faut plusieurs ingrédients bien identifiés. D’abord, une annonce spectaculaire, souvent formulée de manière vague mais martiale : menace de sanctions massives, de droits de douane punitifs ou d’un rapport de force assumé. Vient ensuite la réaction négative immédiate : inquiétude des alliés, nervosité des marchés, chute des valeurs exposées. Troisième étape indispensable : le temps long, fait de négociations discrètes, de signaux contradictoires et de déclarations plus nuancées.</p><p>Le tout donne un cycle désormais familier, que les investisseurs comme les partenaires internationaux ont appris à reconnaître. Mais qui contribue à décrédibiliser la parole des Etats-Unis et à inquiéter les observateurs. A voir si la recette ne finira pas par perdre de sa saveur.</p>