Détectives privés, piratage… Ce que reproche le Prince Harry (et Elton John) au tabloïd Daily Mail

Published 3 hours ago
Source: 20minutes.fr
Détectives privés, piratage… Ce que reproche le Prince Harry (et Elton John) au tabloïd Daily Mail
<p>C’est presque une histoire sans fin, même si <a href="https://www.20minutes.fr/arts-stars/medias/4167609-20250812-streaming-moins-lucratif-plus-flexible-prince-harry-meghan-markle-re-signent-netflix">le procès</a> qui s’ouvre ce lundi est présenté comme le dernier dans la bataille judiciaire du <a href="https://www.20minutes.fr/arts-stars/people/prince_harry/">prince Harry</a>, 41 ans, contre la presse à scandale.</p><p>Depuis <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/lady_diana">la mort de sa mère Diana</a>, tuée dans un accident alors qu’elle était poursuivie par des <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/paparazzi">paparazzis</a> à Paris en 1997, la confiance est rompue. Un ressentiment qui s’est aussi renforcé ces dernières années lorsque la presse à scandale l’a aussi accusé de harcèlement envers son épouse Meghan.</p><p>S’ouvre donc ce lundi un procès contre l’éditeur du tabloïd Daily Mail et finalement avec <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/presse">la presse britannique</a>, avec qui le prince entretient des relations houleuses et contre laquelle il a mené plusieurs batailles judiciaires. Et pour y voir plus clair, voici les principales affaires qui ont opposé Harry, installé en Californie, à la puissante presse à scandale britannique.</p><h2>L’Associated Newspapers Limited dans le viseur du prince</h2><p>Intenté par le prince Harry (et six autres célébrités dont Elton John) au groupe ANL, l’éditeur du puissant et populaire Daily Mail, le procès doit durer neuf semaines. Ces personnalités accusent ANL d’avoir eu recours à des méthodes telles que l’embauche de détectives privés pour installer des dispositifs d’écoute dans leurs voitures et domiciles. Mais aussi de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/piratage">piratage téléphonique</a>, d’usurpation d’identité pour obtenir des informations médicales. La plupart des faits dénoncés remontent à la période 1993-2011, certains datent de 2018 et l’ANL nie en bloc ces accusations.</p><p>Ce groupe « a échappé à la première vague de poursuites judiciaires contre News of the World (dans les années 2000) et le Mirror Group », souligne auprès de l’AFP Mark Stephens, avocat spécialisé dans les médias. Pour lui, la <a href="https://www.20minutes.fr/justice/">question centrale du procès est</a> : les journaux d’ANL « étaient-ils vraiment irréprochables », comme ils l’affirment, ou « ont-ils juste échappé à l’attention » ?</p><p>Il y a un an déjà, le prince a trouvé un accord financier avec NGN, qui fait partie de l’empire médiatique de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/rupert_murdoch">Rupert Murdoch</a>. Cela a fermé la porte au procès, qui était sur le point de démarrer. Le montant de l’accord, non dévoilé, a été qualifié de « substantiel ». Ce dossier concernait les publications The Sun et News of the World, qui a fermé en 2011. Le groupe a présenté ses « excuses sans réserve » à Harry pour « le piratage téléphonique, la surveillance et le mauvais usage d’informations privées de la part de journalistes et de détectives privés » agissant pour News of the World. NGN a aussi présenté ses excuses au prince pour « l’impact » qu’a eu sur lui « la grave intrusion » des médias « dans sa vie privée ainsi que dans celle de Diana, princesse de Galles, sa défunte mère ».</p><p>Le prince Harry a également remporté une victoire majeure en décembre 2023 avec la condamnation de MGN, l’éditeur du tabloïd Daily Mirror. Une victoire qui s’est soldée par le versement de 140.600 livres sterling (162.200 euros) de dommages et intérêts. Le prince Harry et d’autres personnalités accusaient MGN d’avoir eu recours à des procédés illicites pour recueillir des informations, entre 1995 et 2001. Dans son jugement, la Haute cour a reconnu qu’il a été victime de piratage téléphonique « dans une modeste mesure ». Elle a toutefois retenu « la détresse » d’Harry due à « l’activité illégale dirigée contre lui et ses proches ». Le prince était venu témoigner deux jours devant le tribunal, un fait rarissime pour un membre de la famille royale. Il avait alors affirmé que « le piratage téléphonique était pratiqué à une échelle industrielle par au moins trois journaux à l’époque ». Après le jugement, MGN avait renouvelé ses excuses.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/arts-stars/people/prince_harry/">Notre dossier sur le prince Harry</a></figure><p>Le prince a également poursuivi ANL dans une autre affaire : le fils <a href="https://www.20minutes.fr/monde/royaume-uni/4172632-20250911-royaume-uni-prince-harry-repart-ravi-etats-unis-apres-avoir-vu-pere">cadet du roi Charles III</a> a en effet accusé l’éditeur du Daily Mail de diffamation après un article sur une autre bataille judiciaire qu’il menait contre le gouvernement britannique concernant sa protection policière. Selon la défense d’Harry, l’article de février 2022 accusait à tort le duc de Sussex d’avoir « menti » et d’avoir « essayé de garder secret » son recours contre le gouvernement pour essayer d’obtenir une protection policière dans le pays. Rappelons qu’Harry et son épouse <a href="https://www.20minutes.fr/people/meghan-markle/">Meghan Markle</a>, qui se sont mis en retrait de la famille royale, n’ont plus droit de façon systématique à une protection policière aux frais du contribuable britannique. Harry avait perdu une première manche dans cette affaire. La justice lui avait ordonné de verser 48.000 livres sterling (56.000 euros) d’ici au 29 décembre 2023 à l’ANL. Le tabloïd a annoncé en janvier 2024 que le prince Harry avait retiré sa plainte.</p>