<p>Cela faisait quarante ans qu’il n’avait pas bougé. Depuis <a href="https://www.20minutes.fr/planete/2815951-20200707-video-arret-fessenheim-fermee-1985-centrale-nucleaire-brennilis-refuse-disparaitre">l’arrêt de la centrale nucléaire de Brennilis</a> (Finistère) en 1985, le bloc réacteur n’avait jamais été manipulé. Comme confiné, en attendant d’être démantelé. Il aura fallu attendre quarante ans pour voir les équipes d’EDF intervenir sur cet épais bunker de béton. Fin 2025, les équipes chargées du démantèlement de l’une des plus anciennes centrales nucléaires françaises ont enfin ouvert ce cube de vingt mètres de côté, dont les murs mesurent plus d’un mètre cinquante d’épaisseur. Un pas de plus dans <a href="https://www.20minutes.fr/planete/4137219-20250205-finistere-derniere-phase-centrale-nucleaire-fantome-reve-toujours-retour-vert">le très long processus de « retour au vert »</a> qu’EDF devra avoir achevé en 2041. On n’en est pas là. Rappelons que la promesse d’un démantèlement complet en 1999 a un temps été formulée.</p><p>Inauguré en 1967 et arrêté en 1985, ce prototype de réacteur à eau lourde <a href="https://www.20minutes.fr/planete/4040614-20230610-bretagne-edf-temps-interminable-demantelement-centrale-brennilis">n’aura pas fonctionné longtemps</a>, abandonné par la France faute de résultats probants. Quarante ans après, les bâtiments gris qui ont fait la réputation de cette petite commune perdue dans les monts d’Arrée sont toujours là.</p><figure><iframe title="Bretagne: Au coeur de la centrale nucléaire fantôme de Brennilis" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/f8v3q5/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>En ouvrant le bloc réacteur, les équipes de la Direction des projets déconstruction et déchets (DP2D) d’EDF savaient ce qui les attendait : de la poussière et des déchets à retraiter. Mais aussi de longs, très longs tuyaux. « Nous avons avoir accès à une dizaine de kilomètres de tuyaux », assure Stéphane Lelong. Récemment nommé à la tête de cette centrale fantôme, le directeur prévoit de commencer à découper les tuyauteries « courant 2026 ».</p><h2>Des équipements redémarrés 30 ans après</h2><p>Pour mener à bien cette mission, EDF a eu l’idée de remettre en service des équipements qui n’avaient plus fonctionné depuis plus de trente ans : des ponts de plus de 80 tonnes qui servaient auparavant à charger le combustible dans le cœur du réacteur « avec une précision au dixième de millimètre près », rappelle Stéphane Lelong. Le producteur d’énergie va retirer les canaux de combustible pour les découper, à l’aide de robots. Mais il faudra encore patienter pour voir à l’œuvre le « super robot » qui viendra découper la cuve réacteur.</p><figure><blockquote class="twitter-tweet" align="center" data-lang="fr_FR"><p lang="fr" dir="ltr">🎥 Vidéo du jour<br><br>1966 : à Brennilis (Finistère), les habitants accueillent plutôt positivement la construction d’une centrale <a href="https://twitter.com/hashtag/nucl%C3%A9aire?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw">#nucléaire</a>.<br><br>Quinze ans plus tard, la Bretagne deviendra pourtant l’un des fers de lance de la lutte antinucléaire autour du projet de Plogoff. <a href="https://t.co/TWHHUrCdKn">pic.twitter.com/TWHHUrCdKn</a></p>— Michaël Mangeon (@Mangeon4) <a href="https://twitter.com/Mangeon4/status/1995390657331114384?ref_src=twsrc%5Etfw">December 1, 2025</a></blockquote>
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</figure><p>Baptisée « Arthur », cette machine de très haute technologie est toujours en préparation dans la centrale de Chinon. « Il arrivera dans trois ou quatre ans », assure le directeur de Brennilis. Cette dernière étape majeure du démantèlement prendra plusieurs années, avant « un retour au vert » annoncé pour 2041. Il aura fallu <a href="https://www.20minutes.fr/societe/3085019-20210716-finistere-cout-demantelement-centrale-brennilis-largement-revu-hausse">débourser 850 millions d’euros</a> pour revenir à la normale. Si tout va bien.</p>
Bretagne : Pourquoi EDF a ouvert le bloc réacteur de l’une de ses plus anciennes centrales nucléaires
Published 2 hours ago
Source: 20minutes.fr
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