Argent, intervention militaire… Le point sur les options étudiées par Trump pour s’approprier le Groenland

Published 1 day ago
Source: 20minutes.fr
Argent, intervention militaire… Le point sur les options étudiées par Trump pour s’approprier le Groenland
<p>Pour s&#x27;emparer du <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/groenland">Groenland</a>, territoire danois autonome, considéré comme « une priorité de sécurité nationale pour les Etats-Unis », Donald Trump étudie « plusieurs options », a indiqué ce mardi Karoline Leavitt, la porte-parole de la <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/maison_blanche">Maison-Blanche</a> mardi. <em>20 Minutes</em> fait le point sur les déclarations américaines et les réactions à celles-ci.</p><h2>L&#x27;usage de la force armée</h2><p>Dans son communiqué, la porte-parole a indiqué que le président américain pourrait décider d&#x27;« utiliser l&#x27;armée » pour conquérir l&#x27;île articque. « Le président et son équipe discutent de plusieurs options pour remplir cet objectif important de politique étrangère, et bien sûr, utiliser l’armée américaine est toujours une option à la disposition du commandant en chef », selon Karoline Leavitt. Une affirmation qui a provoqué une vive inquiétude en Europe et qui ont entraîné une réaction immédiate des autorités danoises et groenlandaises. Elles ont appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des « malentendus ». Nuuk et Copenhague contestent en particulier l&#x27;argument récurrent de Donald Trump selon lequel il lui faudrait agir contre l&#x27;omniprésence de la <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/chine">Chine </a>au Groenland.</p><h2>Acheter le Groenland au Danemark</h2><p>Selon le<em> Wall Street Journal</em> et le <em>New York Times</em>, le secrétaire d&#x27;Etat <a href="https://www.20minutes.fr/politique/marco-rubio/">Marco Rubio</a> a déclaré aux législateurs américains que l&#x27;option privilégiée par Donald Trump était d&#x27;acheter le Groenland au Danemark, écartant une invasion imminente. </p><p>Mardi dans la soirée, le président français, Emmanuel Macron, a expliqué ne pas imaginer les Etats-Unis « violer la souveraineté danoise. » Le Danemark - Groenland compris - est membre de l&#x27;Otan et une attaque américaine contre l&#x27;un des membres de l&#x27;Alliance signifierait « la fin de tout », notamment de l&#x27;ordre de sécurité international établi à la fin de la Seconde Guerre mondiale, a averti la Première ministre danoise, Mette Frederiksen. « Il ne s&#x27;agit pas seulement d&#x27;un conflit avec le Royaume du Danemark (...), mais bien avec l&#x27;Europe toute entière », a-t-elle assuré à la télévision DR.</p><p>Plus tôt, la France, l&#x27;Allemagne, l&#x27;Italie, la Pologne, l&#x27;Espagne et le Royaume-Uni avaient dans une déclaration commune également apporté leur soutien à Copenhague, sur un ton semblable. Les ministres des Affaires étrangères nordiques ont émis un communiqué commun reprenant cette même idée de souveraineté. Plusieurs fois, le Groenland, soutenu par sa puissance de tutelle, a dit ne pas être à vendre et décider seul de son avenir.</p>