<p>Depuis la capture du président vénézuélien <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/nicolas_maduro">Nicolás Maduro</a>, le 3 janvier 2026, <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a> ne se contente plus de signaux ambigus. Dans la foulée de cette opération militaire, le président américain a remis au premier plan un projet longtemps considéré comme fantasque : la prise de contrôle du <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/groenland">Groenland</a>, territoire autonome sous souveraineté danoise.</p><p>À bord d’Air Force One, le 4 janvier, Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient « besoin du Groenland » pour leur sécurité nationale, estimant que le Danemark n’était pas en mesure d’assurer seul la défense de l’île. Son entourage a durci le ton : Stephen Miller, conseiller influent de la Maison-Blanche, a assuré que « personne ne se battra militairement contre les États-Unis pour le Groenland ». Mais au-delà des politiques, qu’en pensent les Américains ? On vous explique.</p><h2>Une opinion publique largement hostile</h2><p>Cette offensive politique se heurte pourtant à une réalité constante : les Américains n’en veulent pas. Selon un sondage <em>Reuters-Ipsos</em> cité par <em><a href="https://www.cnn.com/2026/01/06/politics/trump-western-hemisphere-americans-polling">CNN</a></em> cette semaine, seuls 26 % des Américains soutiennent une politique visant à dominer l’hémisphère occidental. Et si l’on s’en tient uniquement au camp des républicains, le soutien plafonne à 43 %.</p><p>Sur le Groenland spécifiquement, le rejet est encore plus net. Dès mars 2025, <a href="ht<em>tps://</em>d3nkl3<em>psvxxpe9.clou</em>dfront.net/documents/econTabReport_ddjSlqx.pdf">un sondage YouGov pour The Economist</a>, montrait que 69 % des Américains s’opposaient à une prise de contrôle du Groenland par la force, contre 11 % favorables. Y compris chez les républicains, 57 % rejetaient cette option.</p><h2>Inflation et coût de la vie</h2><p>Une opposition qui ne s’est pas érodée avec le temps puisqu’une large enquête <em>YouGov</em>, réalisée fin août 2025, confirmait que 72 % des Américains s’opposaient à l’usage de la force, tandis que 7 % seulement y étaient favorables.</p><p>Cette défiance s’explique aussi par un climat national peu propice à l’expansionnisme. Les sondages cités par <em>CNN</em> montrent des Américains avant tout préoccupés par l’inflation et le coût de la vie, et de plus en plus réticents aux engagements militaires à l’étranger. Un autre sondage de CBS News datant de l’automne 2025 indiquait que 75 % des Américains estimaient que l’administration Trump ne se concentrait pas suffisamment sur la baisse des prix. Dans ce contexte, l’idée d’un bras de fer avec un allié de l’OTAN dans l’Arctique apparaît, pour beaucoup, comme une priorité mal placée.</p><figure><blockquote class="twitter-tweet" align="center" data-lang="fr_FR"><p lang="en" dir="ltr">House Speaker Mike Johnson (R-LA) said Greenland "offers a lot" of national security and defense initiatives for the United States when asked whether Secretary Rubio told lawmakers the U.S. plans to buy Greenland.<br><br>"That is directly in line with commitments made on the campaign… <a href="https://t.co/QUlY6xDLjf">pic.twitter.com/QUlY6xDLjf</a></p>— CBS News (@CBSNews) <a href="https://twitter.com/CBSNews/status/2008974917488845189?ref_src=twsrc%5Etfw">January 7, 2026</a></blockquote>
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</figure><h2>Ni achat, ni ingérence, ni intervention armée</h2><p>L’hostilité américaine ne se limite pas à l’option militaire. Selon l’enquête d’août dernier, ce sont quelque 45 % des Américains qui s’opposent à l’achat du Groenland, contre 24 % favorables ; et quelque 61 % qui jugent inacceptables des opérations clandestines visant à influencer la politique groenlandaise. Seuls 13 % estiment ces pratiques acceptables.</p><p>Autrement dit, aucune des options évoquées par Donald Trump (achat, pressions secrètes ou force armée) ne bénéficie d’un soutien majoritaire.</p><h2>Les chefs républicains du Congrès disent non</h2><p>Depuis le début du mois de janvier, la contestation des ambitions groenlandaises de Donald Trump a franchi un seuil inédit en s’installant au sommet même du Parti républicain. Ce mercredi 7 janvier, <em>NBC News</em> rapportait que les <a href="https://www.nbcnews.com/politics/congress/republican-leaders-push-back-trump-openness-military-greenland-rcna252814">deux principaux dirigeants républicains</a> du Congrès ont publiquement désavoué l’idée d’un recours à la force contre le Groenland.</p><p>Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a jugé « inapproprié » tout emploi de la force militaire, affirmant ne pas croire que « quiconque considère sérieusement cette option ». Au Sénat, le chef de la majorité républicaine, John Thune, a tenu un discours similaire, déclarant qu’il ne voyait pas « l’action militaire comme une option » dans le dossier groenlandais.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/dossier/groenland">Notre dossier sur le Groenland</a></figure><h2>Une Maison-Blanche qui refuse de fermer la porte</h2><p>Ces prises de position tranchent nettement avec la ligne défendue par l’exécutif. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a rappelé que l’acquisition du Groenland restait une « priorité de sécurité nationale » pour le président et que le recours à l’armée demeurait « toujours une option à la disposition du commandant en chef ».</p><figure> </figure><p>Le sénateur démocrate Tim Kaine a annoncé son intention de soumettre au vote une résolution visant à empêcher toute action militaire unilatérale contre le Groenland ou le Danemark. Affaire à suivre donc.</p>
Comment les Américains réagissent-ils aux visées de Donald Trump sur le Groenland ?
Published 1 day ago
Source: 20minutes.fr
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