Gaza : Israël confirme appliquer les interdictions d’accès de 37 grandes ONG

Published 2 hours ago
Source: 20minutes.fr
Gaza : Israël confirme appliquer les interdictions d’accès de 37 grandes ONG
<p>La décision est tombée. Israël a <a href="https://www.20minutes.fr/monde/4193886-20251231-gaza-pres-40-ong-menacees-interdiction-acces-israel-ue-onu-insurgent">confirmé, ce jeudi, l’interdiction</a> d’accès dans la <a href="https://www.20minutes.fr/monde/4188731-20251129-guerre-entre-israel-hamas-cause-plus-70-000-morts-bande-gaza">bande de Gaza</a> de 37 organisations internationales majeures, à qui il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de ses employés, exigée désormais officiellement à des fins de « sécurité ». Cette réglementation est interprétée par certaines ONG comme la marque d’une volonté des autorités israéliennes d’intensifier le contrôle politique des acteurs humanitaires palestiniens.</p><figure><iframe title="VIDÉO. Médecins du monde, Oxfam, Médecins sans frontières… Israël menace d’interdire d’accès à Gaza 37 ONG internationales" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/3sppv5q/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Elle fait craindre de nouveaux ralentissements dans l’entrée de l’aide à Gaza, dévastée par deux ans de guerre et dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, de soins et de sécurité alimentaire. « Les organisations qui n’ont pas respecté les normes requises en matière de sécurité et de transparence verront leur licence suspendue », a déclaré dans un communiqué le ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme.</p><h2>Israël vivement critiqué par la communauté internationale</h2><p>« La principale défaillance identifiée est le refus de fournir des informations complètes et vérifiables concernant leurs employés, exigence essentielle destinée à empêcher l’infiltration d’opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires », a-t-il précisé. « Le message est clair : l’<a href="https://www.20minutes.fr/monde/4180608-20251021-gaza-maintien-cessez-feu-vital-faire-entrer-aide-humanitaire-rappelle-onu">assistance humanitaire</a> est la bienvenue - l’exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l’est pas », a martelé le ministre, Amichai Chikli, cité dans le texte.</p><p>Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale ces derniers jours, au fur et à mesure que se rapprochait le délai de mercredi minuit, heure locale, qui était imposé aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations. Faute de quoi elles auront jusqu’au 1er mars pour cesser toute activité à Gaza. Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, tels que Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou encore Oxfam.</p><h2>« Marginaliser les acteurs humanitaires »</h2><p>Mercredi, MSF a expliqué ne pas avoir transmis la liste de ses employés faute d’avoir obtenu d’Israël « des garanties et des clarifications » concernant cette demande « préoccupante ». Shaina Low, porte-parole du NRC, a de son côté dénoncé auprès de l’AFP les « actions prises depuis deux ans pour entraver et marginaliser les acteurs humanitaires ». A Gaza, les employés locaux sont « épuisés » et leurs collègues étrangers « leur apportent un degré additionnel d’aide et de sécurité. Leur présence est une protection », a-t-elle expliqué, confirmant le refus de l’ONG norvégienne de fournir les identités aux autorités. « On a proposé des alternatives, elles ont refusé ».</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/dossier/ong">Le dossier ONG</a></figure><p>Mercredi, l’Union européenne a exigé que « les obstacles » à l’aide humanitaire soient levés. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l&#x27;homme, Volker Turk, a de son côté estimé que « de telles suspensions arbitraires (aggravaient) encore une situation déjà intolérable pour la population de Gaza », où un fragile cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre entre Israël et le Hamas.</p>