Corée du Sud : Accusé d’insurrection, l’ex-président Yoon Suk Yeol risque la peine de mort

Published 4 hours ago
Source: 20minutes.fr
Corée du Sud : Accusé d’insurrection, l’ex-président Yoon Suk Yeol risque la peine de mort
<p>Le coup est rude pour <a href="https://www.20minutes.fr/monde/coree_du_sud/4166282-20250801-coree-sud-ex-president-yoon-suk-yeol-allonge-calecon-cellule-comparaitre">Yoon Suk Yeol</a>. En Corée du Sud, le parquet a requis mardi la peine de mort contre l’ancien président pour avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024.</p><p>Les procureurs ont reproché à l’ancien chef d’Etat conservateur d’avoir mené une « insurrection » motivée par une « soif de pouvoir visant à instaurer une dictature ». Ils ont également accusé l’ex-dirigeant de 65 ans de ne manifester « aucun remords » pour des actes qui menaçaient « l’ordre constitutionnel et la démocratie ».</p><figure><iframe title="Corée du Sud : Pourquoi l’arrestation du président déchu Yoon a viré au fiasco ?" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/xvuv8mk/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>« Aucune circonstance atténuante ne saurait être retenue au moment de prononcer la peine, et une sanction sévère […] s’impose », ont conclu les procureurs, qui ont réclamé la peine capitale. Celle-ci est toujours en vigueur en Corée du Sud, même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.</p><h2>Yoon Suk Yeol rejette les accusations</h2><p>Dans sa dernière déclaration avant la mise en délibéré, l’ancien président a affirmé avoir simplement fait usage de ses prérogatives légales de chef de l’Etat. « Il ne s’agissait pas d’une dictature militaire réprimant les citoyens, mais d’un effort pour sauvegarder la liberté et la souveraineté, et pour renforcer l’ordre constitutionnel », a-t-il déclaré. Selon l’agence de presse Yonhap, le verdict sera rendu le 19 février.</p><p>Dans la soirée du 3 décembre 2024, Yoon Suk Yeol avait sidéré <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4169454-20250825-coree-sud-dirait-purge-revolution-insurge-trump-situation-politique-seoul">la Corée du Sud</a> en annonçant à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler. Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats pour voter la suspension de son décret.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/dossier/coree_du_sud">Nos articles sur la Corée du Sud</a></figure><p>Yoon Suk Yeol était devenu en janvier 2025 le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux. Procureur de carrière, il est jugé depuis février 2025 à Séoul en même temps que sept autres personnes, dont son ex-ministre de la Défense et l’ancien chef de la police. <a href="https://www.20minutes.fr/monde/coree_du_sud/4146954-20250404-coree-sud-president-yoon-officiellement-destitue-quatre-mois-apres-avoir-declare-loi-martiale">Il a été officiellement destitué en avril 2025</a> par la Cour constitutionnelle, après des mois de manifestations massives et de chaos politique.</p><figure> </figure><p>S’il est reconnu coupable, Yoon Suk Yeol sera le troisième ex-président sud-coréen à être condamné pour le crime d’insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo pour un coup d’Etat en 1979.</p>