Venezuela : « Nous sommes dans un processus de dialogue », la présidente par intérim doit voir Trump aux Etats-Unis

Published 3 hours ago
Source: 20minutes.fr
Venezuela : « Nous sommes dans un processus de dialogue », la présidente par intérim doit voir Trump aux Etats-Unis
<p>La présidente par intérim du <a href="https://www.20minutes.fr/monde/venezuela/">Venezuela</a>, <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4194241-20260105-chute-maduro-etudes-paris-tigresse-delcy-rodriguez-desormais-tete-venezuela">Delcy Rodriguez</a>, devrait se rendre aux Etats-Unis pour une visite à <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a>, a indiqué mercredi un représentant de la Maison-Blanche à la presse, sans préciser de date. Ancienne vice-présidente de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/nicolas_maduro">Nicolás Maduro</a>, capturé le 3 janvier par les forces américaines, elle reste sous le coup de sanctions américaines.</p><p>S’exprimant devant des élus locaux, Delcy Rodriguez n’a pas mentionné directement cette invitation, mais a assuré : « Nous sommes dans un processus de dialogue, de travail avec les <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/">Etats-Unis</a>, sans aucune crainte, pour affronter les divergences, les difficultés, les plus sensibles et les moins sensibles, pour les aborder par la voie de la diplomatie ». La visite serait la première d’une dirigeante vénézuélienne aux Etats-Unis depuis plus d’un quart de siècle, en dehors des présidents se rendant aux réunions de l’<a href="https://www.20minutes.fr/monde/onu/">ONU</a> à New York.</p><h2>Pas de visite officielle depuis les années 90</h2><p>Selon le texte, cette séquence illustre une approche pragmatique de Donald Trump vis-à-vis de Caracas, alors qu’il a affirmé bien « travailler » avec Delcy Rodriguez, tout en affichant un intérêt pour le <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/petrole">pétrole</a>. Le président américain a toutefois laissé entendre qu’il voulait aussi « impliquer » la cheffe de l’opposition vénézuélienne, <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4196466-20260116-venezuela-prix-nobel-maria-corina-machado-dit-elue-presidente-moment-venu">Maria Corina Machado</a>, présentée ici comme Nobel de la paix, dans la gestion du pays.</p><figure><iframe title="Venezuela : qui est Delcy Rodriguez investie Présidente par intérim ?" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/3sfuk05/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Cette visite serait également un événement sur le plan diplomatique : la dernière rencontre officielle entre un président vénézuélien et un président américain remonte aux années 1990, lorsque Carlos Andres Perez s’était entretenu avec George H. W. Bush (père). Le texte rappelle que l’arrivée au pouvoir d’<a href="https://www.20minutes.fr/monde/hugo_chavez/">Hugo Chavez</a> a ensuite contribué à dégrader des relations devenues rapidement conflictuelles.</p><h2>Accords sur le pétrole et libération d’opposants</h2><p>Investie le 5 janvier, deux jours après la capture de Nicolás Maduro, Delcy Rodriguez aurait multiplié les concessions sous pression américaine, Donald Trump ayant menacé d’une nouvelle attaque en cas de refus. Elle a notamment signé des accords sur le pétrole, promis des libérations de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/detenus">détenus</a> politiques, écarté Alex Saab des sphères du pouvoir, promis des réformes législatives pour faciliter les investissements, tandis que les vols d’expulsions de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/migrants">migrants</a> des Etats-Unis vers le Venezuela ont repris.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/monde/venezuela/">Notre dossier sur le Venezuela</a></figure><p>Dans le même temps, les libérations de prisonniers politiques restent limitées, selon les <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/ong">ONG</a> : environ 150 personnes sur plus de 800 détenus auraient été relâchées. « On attend avec foi et espoir tout en travaillant à ce que Javier (Tarazona) sorte rapidement », a déclaré Rafael Tarazona, frère du militant des droits de l’Homme arrêté en juillet 2021. De son côté, Diego Casanova, du Comité pour la libération des prisonniers politiques, estime que « l’engagement de libérer tous les prisonniers politiques au Venezuela n’a toujours pas été tenu ».</p>