<p>Elles se fondent dans la circulation routière souvent aux mains de très jeunes conducteurs. Les voitures sans permis, ou voiturette, sinon « sampé » ou « Ami » ont<a href="https://www.20minutes.fr/podcast/4005276-20221018-comment-voitures-permis-elles-seduit-ados"> connu cette dernière décennie un boom</a> des ventes, et avec eux, fatalement, des <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/accident_de_la_route">accidents </a>alors qu’elles sont accessibles à partir de 14 ans et le brevet de Sécurité routière (BSR), une formation de huit heures.</p><p><a href="https://www.20minutes.fr/societe/4189930-20251205-pres-40-conducteurs-voitures-permis-tues-forte-hausse-an">Trente-sept morts pour 445 accidents corporels impliquant des voiturettes</a> ont été recensés pour l’ensemble de l’année 2024. <a href="https://www.onisr.securite-routiere.gouv.fr/etat-de-linsecurite-routiere/bilans-annuels-de-la-securite-routiere/bilan-2024-de-la-securite-routiere#:~:text=La%20mortalit%C3%A9%20des%2025%2D44,et%2068%20tu%C3%A9s%20en%202019.">Une létalité accidentelle de 7,64 %,</a> contre un peu moins de 2 % pour les voitures classiques. Voilà de quoi pointer du doigt de très jeunes conducteurs prompts à rouler à tombeau ouvert, la presse se faisant régulièrement l’écho de drames ou d’accidents graves provoqués par une voiturette.</p><p>« De fait, être sur la route implique de pouvoir se trouver confronter à un accident », introduit Pierre Chasseray, directeur général de 40 millions d’automobilistes à <em>20 Minutes</em>. « Mais la vraie question est celle de savoir si à 14 ou 15 ans, on a la capacité d’assumer les conséquences psychologiques d’avoir provoqué un accident, d’avoir blessé quelqu’un grièvement et potentiellement tué », poursuit celui qui ne constate « pas de suraccidentalité chez les très jeunes en voiturette par rapport à d’autres engins ».</p><h2>Une double déficience</h2><p>En effet, les chiffres des très jeunes victimes au volant de voitures sans permis sont modestes : avec 8 décès d’adolescents de 14 à 17 ans recensés entre 2022 et 2024, <a href="https://www.bfmtv.com/auto/un-mort-tous-les-13-accidents-de-plus-en-plus-utilisee-la-voiture-sans-permis-reste-bien-plus-dangereuse-qu-une-voiture-classique_AV-202512050582.html">indique la MMA à BFMTV</a>, pour environ 285.000 véhicules sans permis en circulation.</p><p>Pour le psychologue spécialisé dans les comportements routiers Jean-Pascal Assailly, « les jeunes conducteurs souffrent d’une double déficience : l’une rapport au risque, l’autre à la règle. C’est-à-dire que neurobiologiquement, le cerveau n’est pas pleinement formé à l’âge de 15-16 ans, mais plutôt vers 22-23 ans. Aussi, ce sont des âges où l’on peut chercher souvent à toucher la limite des règles et en matière de conduite, la limite est l’accident ».</p><p>A cela s’ajoutent l’inexpérience et un défaut de formation routière qui « entravent les capacités d’anticipation et mènent à de mauvaises appréciations de situations - c’est pour cela qu’il y a tant d’accidents dans les premières années de permis, tous âges d’obtention confondus », développe l’auteur d’<em>Homo automobilis</em>. Et à l’inverse d’un scooter, une voiturette peut plus aisément provoquer d’importants dommages à des tiers.</p><h2>Zone grise et responsabilité parentale</h2><p>« Quand je pense qu’un jeune de 14 ans peut être lancé au milieu de la circulation en ville à 45 km/h tout comme moi, je trouve le BSR en seule formation léger », juge Pierre Chasseray. Il estime cependant que l’ensemble de ces questions se trouvent dans une zone grise de « la responsabilité parentale », qui est aussi juridique jusqu’à 18 ans.</p><p><a href="https://www.20minutes.fr/auto/4166299-20250802-securite-routiere-voitures-permis-dangereuses-selon-etude">Si leur résistance aux crash-tests n’est pas fameuse</a>, reste que les voiturettes sont souvent préférées aux scooters par les parents qui en ont les moyens car plus sûrs. « Ramené aux kilomètres parcourus, le risque d’être tué est 17 fois supérieur pour un cyclomotoriste que pour un automobiliste », note le site de la Sécurité routière, alors qu’un tiers des tués en deux-roues ont entre 14 et 17 ans.</p><p>« Mais ce n’est pas tout à fait le même usage, relève Pierre Chasseray. Le permis toujours plus tôt, O.K., mais pour quoi faire ? » Si c’est pour faire le tour des potes le samedi soir ou aller à son apprentissage parce qu’on vit dans un endroit où les transports publics sont compliqués « n’est pas pareil, et renvoie encore une fois à la responsabilité des parents », conclut-il.</p>
Les jeunes roulant en voiture sans permis sont-ils des dangers publics ?
Published 5 hours ago
Source: 20minutes.fr
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