Hérault : Le maire d’Agde retourne en prison dans l’affaire de la voyante

Published 1 hour ago
Source: 20minutes.fr
Hérault : Le maire d’Agde retourne en prison dans l’affaire de la voyante
<p>Il était en liberté conditionnelle depuis le 24 juin 2024. Depuis mercredi, l’ancien maire d’<a href="https://www.20minutes.fr/dossier/agde">Agde</a>, Gilles d’Ettore (<a href="https://www.20minutes.fr/politique/lr/">LR</a>), est de nouveau derrière les barreaux. Celui qui fut l’homme fort de la station balnéaire pendant 23 ans a été mis en examen des chefs de prise illégale d’intérêts, de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/detournement_de_fonds_publics">détournement de fonds publics</a> et de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/corruption">corruption</a> dans l’affaire de la voyante, une médium pour qui il est soupçonné d’avoir notamment puisé dans les caisses municipales.</p><p>Placé en liberté conditionnelle le 24 juin, il était interdit de séjour dans l’Hérault et d’entrer en contact avec certaines personnes « précisément listées, témoins, victimes ou coauteurs » dans l’affaire. Fin décembre, puis début janvier, les juges d’instruction avaient assoupli ces interdictions en l’autorisant à revenir à Agde afin de passer les fêtes de fin d’année auprès de sa mère, malade. Une autorisation prolongée en raison du décès de son frère (le 2 janvier), puis de celui de sa mère (le 14 janvier). Les autres interdictions étaient en revanche toujours d’actualité.</p><h2>« Dans l’arrière-boutique d’un café »</h2><p>Or, le service interdépartemental de la police judiciaire de l’Hérault explique qu’il a « violé l’interdiction de contact, à plusieurs reprises, avec un témoin clé de l’affaire, par ailleurs employé de la mairie d’Agde ». Il l’aurait rencontré « à plusieurs occasions, y compris au cours d’évènements publics ou d’une rencontre tenue pendant plus d’une demi-heure dans l’arrière-boutique d’un café de la ville. »</p><figure><iframe title="Nicolas Sarkozy de retour chez lui après sa mise en liberté sous contrôle judiciaire" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/33x0z03/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Son successeur à la mairie d’Agde explique avoir également reçu sa visite le 17 janvier. Il lui aurait reproché « les déclarations faites dans le cadre d’une des procédures judiciaires le concernant. Et, en quittant les lieux, il lui aurait assuré qu&#x27; &quot; il entendrait parler de lui&quot; ».</p><h2>Gilles d’Ettore explique vouloir se présenter à la mairie</h2><p>Convoqué, Gilles d’Ettore a alors expliqué aux juges d’instructions qu’il entendait se présenter à la mairie d’Agde, lors des prochaines élections municipales. Et s’il confirmait avoir rencontré le maire et le témoin clé de cette affaire, c’était lors de rencontres fortuites. Des explications qui n’ont guère convaincu les magistrats.</p><p>Sur réquisitions conformes du procureur de la République, le juge d’instruction a saisi le juge des libertés et de la détention. Celui-ci, « estimant les violations graves, préméditées et réitérées et faites avec utilisation de méthodes destinées à dissimuler ses agissements à l’autorité judiciaire », a ordonné la révocation de la mesure de contrôle judiciaire et son placement en détention provisoire.</p>