<p>Vêtue d’une tenue rose de Power Rangers, elle efface les sites en direct sous les applaudissements et les vivas des spectateurs. « Martha Root », le pseudonyme d’une informaticienne allemande, a mis hors ligne <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4183186-20251103-quoi-compte-x-gta-6-2026-extreme-droite">trois sites néonazis</a> lors <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5Wva0cyliVk">d’une conférence de hacking</a>, à Hambourg, en <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/allemagne">Allemagne</a>, fin décembre.</p><figure><img src="https://img.20mn.fr/-SReg2cJTeWMHb5esXiePSk/960x0_media.jpg" alt="null"></figure><p>Le premier site, whitedate, était un site de rencontres. Le deuxième encourageait les gens à faire des dons de sperme ou à adopter des enfants « blancs », tandis que le dernier proposait des emplois entre personnes « blanches », <a href="https://hackread.com/white-supremacist-dating-sites-wiped-okstupid-lol/">relate le site d’informations britannique Hackread</a>.</p><p>L’informaticienne n’a pas qu’exposé la faiblesse de ces sites. Elle a également eu accès aux données des utilisateurs et s’en est servie pour bâtir le site okstupid.lol, qui présente la localisation de certains utilisateurs.</p><h2>Une vérification facilement contournée</h2><p>D’après Hackread, les données extraites contiennent notamment les biographies renseignées dans les profils des utilisateurs ainsi que des communications internes.</p><p>Pour accéder à ce site, l’informaticienne a créé un bot. Lorsque l’activité de son bot a été repérée par le support du site de rencontres, celui-ci lui a demandé d’envoyer une photo d’elle tenant une adresse e-mail. Ce que la hackeuse a fait un créant un deepfake « en quinze minutes », <a href="https://www.youtube.com/watch?v=lJsS8lqCpwU">explique-t-elle dans une vidéo</a> qui relate son enquête. Une fois vérifiée, elle a même eu trois mois d’accès offerts.</p><p>Elle a alors continué de récolter les données grâce à son bot, des données qui étaient mal protégées, explique-t-elle.</p><p>L’informaticienne anonyme a collaboré avec des journalistes du journal allemand <em>Die Zeit</em>, qui <a href="https://www.zeit.de/gesellschaft/2025-10/whitedate-rechtsextremismus-datingportal-white-supremacy-schleswig-holstein/komplettansicht">ont révélé </a>en octobre qu’une seule personne, une Allemande, se trouvait derrière ces trois sites.</p>
Qui est « Martha Root » la hackeuse allemande qui a saboté un site de rencontre néonazi ?
Published 3 hours ago
Source: 20minutes.fr
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