Mal au bras, fatigue, fièvre… Mais pourquoi réagit-on aux vaccins ?

Published 1 hour ago
Source: 20minutes.fr
Mal au bras, fatigue, fièvre… Mais pourquoi réagit-on aux vaccins ?
<p>Avec la saison des <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4194886-20260107-grippe-hopitaux-debordes-pic-pourrait-avoir-franchi">vaccins antigrippaux</a> (et parfois <a href="https://www.20minutes.fr/societe/covid-19/">Covid</a>) qui bat son plein, beaucoup se retrouvent avec le bras tout endolori, une fatigue inhabituelle, voire une petite fièvre qui cloue au lit 24 à 48 heures. Des effets pas toujours sympas… Mais pourquoi <a href="https://www.20minutes.fr/politique/assemblee_nationale/4190020-20251205-grippe-assemblee-vote-vaccination-obligatoire-residents-ehpad-soignants-liberaux">la vaccination</a> peut-elle parfois nous mettre K.-O. comme ça ? Léo Delbeau, docteur en pharmacie à <a href="https://www.20minutes.fr/paris/">Paris</a>, répond à <em>20 Minutes</em> et démêle le vrai du faux sur ces réactions bien connues.</p><h2>A quoi servent les vaccins ?</h2><p>Leur rôle principal est la prévention. Un vaccin apprend au système immunitaire à mémoriser, à reconnaître et à combattre efficacement un agent infectieux spécifique (virus ou bactérie). Le patient développe ainsi une immunité.</p><p>Un patient immunisé est également moins susceptible de transmettre à son tour l’agent infectieux. Ainsi, lorsque la vaccination est mise en œuvre sur une population donnée, celle-ci développe une immunité dite collective. Sur le long terme, la vaccination peut contribuer à l’éradication d’une maladie infectieuse. C’est pour cela qu’on décrit aussi la vaccination comme un geste collectif.</p><h2>Comment fonctionnent-ils ?</h2><p>Le vaccin simule une infection. On introduit dans l’organisme une version « inoffensive » de l’agent infectieux. C’est comme un entraînement à blanc qui lui évitera, s’il venait à rencontrer de nouveau cet agent infectieux, de développer une forme grave, d’en garder des séquelles voire d’en mourir. Il faut parfois faire des rappels, plusieurs années après une première injection, pour entretenir l’immunité.</p><h2>Qui les prescrit ?</h2><p>Le vaccin est prescrit par un professionnel de santé compétent selon le calendrier vaccinal, selon des obligations professionnelles ou selon des impératifs de voyage. Certains vaccins sont obligatoires, d’autres sont recommandés en fonction de l’âge du patient, de ses maladies ou d’une grossesse par exemple.</p><h2>Pourquoi notre corps réagit-il après l’injection ?</h2><p>La réaction (fièvre, courbatures) n’est pas la maladie elle-même, mais le signe que le système immunitaire s’active. C’est une réaction inflammatoire normale : le corps déploie son « armée », ce qui crée ces symptômes passagers.</p><h2>Quelles sont les réactions les plus courantes ?</h2><p>Elles sont légères et disparaissent généralement en trois jours. Au point d’injection, il peut y avoir une douleur, une rougeur ou un gonflement. Sur l’état général, il peut y avoir une fatigue, des maux de tête, de légères courbatures ou une faible fièvre.</p><h2>Quelles sont les réactions qui doivent inquiéter ?</h2><p>Les réactions les plus graves interviennent généralement dans les quinze minutes qui suivent l’injection. Elles sont extrêmement rares et correspondent à une réaction allergique du patient à un des composants du vaccin. Elles se manifestent par des difficultés à respirer associées à un gonflement du visage ou de la gorge. C’est une situation d’urgence que les professionnels de santé sont formés à gérer. En pratique, avant l’injection, le professionnel de santé interroge le patient sur une éventuelle allergie connue à un des composants du vaccin pour éviter que cela n’arrive.</p><p>Aussi, il est possible que la fièvre ne faiblisse pas après deux ou trois jours, qu’une éruption cutanée ou que des douleurs thoraciques apparaissent. C’est aussi très rare et cela représente un motif de consultation médicale.</p><h2>Si le corps ne réagit pas du tout, est-ce que ça n’a pas marché ?</h2><p>Non, pas du tout. L’absence de symptômes ne signifie pas que le vaccin est inefficace. Chaque système immunitaire est unique : certaines personnes construisent une protection très solide de manière « silencieuse », tandis que d’autres sont plus sensibles à l’inflammation.</p><h2>Certains vaccins sont-ils plus agressifs que d’autres ?</h2><p>Plus agressifs non, mais certains vaccins sont dits plus « réactogènes ». Cela dépend du type de vaccin et des adjuvants qui le composent. Ces adjuvants servent à stabiliser le vaccin ou à optimiser la réponse du système immunitaire.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/dossier/vaccin">Notre dossier sur les vaccins</a></figure><h2>Aura-t-on toujours les mêmes effets pour un vaccin saisonnier ?</h2><p>Pas forcément. Votre réaction peut varier d’une année à l’autre selon votre état de fatigue au moment de l’injection, la composition exacte du vaccin (qui change chaque année pour la grippe). Mais aussi votre « historique » immunitaire (si vous avez croisé un virus similaire récemment).</p>