<p>On aurait pu penser que dormir dans une bulle, une cabane ou une prison resterait une <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/tendance">tendance </a>éphémère. Mais ce souhait de sortir des murs classiques d’une chambre perdure, selon une étude d’Expedia, cette année sera celle <a href="https://fr.hotels.com/horizons26/les-hotels-reinventes?brandcid=HCOM-FR.COMMS.PR.UNPACK26.HOTEL">des logements réinventés,</a> « dans des bâtisses historiques transformées en hébergements modernes. La sélection des hôtels de l’année 2026 met en lumière le gain de popularité des hôtels réinventés : anciennes écoles, gares ferroviaires et banques qui offrent aux visiteurs un séjour confortable, empreint d’un caractère unique. » écrit la plateforme de réservation.</p><p>Depuis plusieurs années, les voyageurs rêvent encore plus d’évasion, on parle donc plus d’une mode qui perdure qu’une tendance qui est souvent éphémère. L’hôtel Seiryu Kyoto Kiyomizu à <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/kyoto">Kyoto</a> fait rêver de nombreux touristes, les recherches pour s’offrir une nuit dans cette ancienne école ont bondi de 194 % et en France, c’est l’ancienne Abbaye de Fontevraud L’Ermitage qui fait rêver le monde avec plus de 70 % de curieux en plus qui se sont renseignés sur ce lieu dans l’Anjou.</p><h2>Encore et toujours : le besoin de vivre une expérience</h2><p>Pendant longtemps, on a choisi un hébergement propre, pratique et bien situé avec un parking pour mettre sa voiture. Aujourd’hui le lieu où l’on dort fait partie doit vendre une expérience, Daniele Küss, experte en tourisme international et ancienne cheffe du pôle développement du tourisme au <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/ministere_des_affaires_etrangeres">ministère des Affaires étrangères</a>, « la mode qui s’est vraiment installée est qui est à l’opposé, évidemment, du surtourisme, c’est la volonté de vivre des expériences. Et aujourd’hui, quel que soit le milieu dont on parle, tout le monde se rend compte qu’il faut faire des expériences. C’est une tendance plus générale, si vous voulez, qui recouvre autre chose que le tourisme. » Dans la ville de Turku en Finlande, la prison est devenue l’hôte Kakola, un lieu unique qui accueille des « clients qui recherchent bien plus qu’un simple hébergement : ils recherchent une expérience complète. » explique Mikael Aaltonen, le manageur des lieux qui ajoute que l’histoire des lieux a été un atout pour faire venir le public, « l’histoire de Kakola est précieuse, et nous la respectons profondément. Cela confère à l’hôtel une identité forte et une profondeur qu’on ne peut créer de toutes pièces. »</p><p>Avec cette nouvelle forme de voyage, la destination importe peu, c’est surtout la structure qui est importante. Ce mode de voyage encourage aussi à faire autrement. On bouge moins, on découvre plus. C’est cette recherche de calme et de zenitude qui a poussé Cécilia a réservé une <em>tiny house</em> au bord d’un lac, « je voulais un week-end dans une petite maison, seule sans réseau pour lire, marcher et prendre du temps pour moi » avoue la jeune trentenaire. Le temps d’un instant, le rythme de vie ralenti, on marche, on reste dans un petit périmètre, on privilégie les rencontres.</p><h2>Retomber en enfance</h2><p>Mais ce besoin de vivre des expériences uniques va de pair avec le besoin de se retrouver et surtout de revivre le temps d’un instant un petit bout de son enfance. « Pour la première fois j’ai dormi dans une bulle transparente, je voulais juste observer les étoiles et entendre du silence le temps d’une petite pause loin de la vie quotidienne » explique Thomas, un jeune cadre toulousain. Les lieux insolites ont comme point de faire rêver, même quand il s’agit de dormir dans une prison, « Pour moi, cette mode c’est une manière de retomber en enfance. La tendance générale aujourd’hui est au succès de tout ce qui nous ramène à une période où on se sentait protégés. C’est du cocooning d’une certaine manière. » souffle Daniele Küss, « cela va permettre aux gens de s’évader et de sortir des informations sur les conflits géopolitiques et le climat actuel tendu et l’intolérance actuelle », ajoute l’experte.</p><p>Au bout du compte, ce que l’on veut, ce sont des souvenirs qui claquent, des nuits qu’on raconte avec des étoiles dans les yeux. En 2026, ça s’accélère avec le bien-être au cœur de nos préoccupations. Damien Chauderon qui gère la plus grosse plateforme de mise en relation entre clients et hébergements, explique que des solutions bon marché sont possibles car « de plus en plus de camping suppriment quelques logements assez standards, parce qu’ils sont un peu usagés. Pour les remplacer, ils ne mettent pas des mobile-homes, mais ils essayent de partir dans l’insolite. C’est bien la preuve qu’ils ont senti aussi la tendance ». Donc sortir la tête de l’actualité, retrouver son âme d’enfant en 2026 ce n’est pas réservé à une élite, c’est aussi accessible et familial.</p>
Bulle, cabane, prison… Pourquoi les adultes ont besoin de dormir dans des logements insolites ?
Published 3 hours ago
Source: 20minutes.fr
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