<p>Le <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/danemark">Danemark</a> a affiché mercredi son « désaccord fondamental » avec <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a> sur le Groenland, à l’issue d’une rencontre à la Maison-Blanche entre responsables danois, groenlandais et américains. Copenhague et Nuuk rejettent toute idée de rattachement du territoire autonome danois aux <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/">Etats-Unis</a>, mais disent vouloir préserver une relation de coopération avec Washington sur les enjeux de sécurité en <a href="https://www.20minutes.fr/planete/arctique/">Arctique</a>.</p><p>Au sortir des échanges, le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen a reconnu une divergence de fond. « Le président (américain) a clairement exprimé son point de vue, et nous avons une position différente », a-t-il déclaré. « Nous avons donc toujours un désaccord fondamental, mais nous acceptons également d’être en désaccord », a-t-il ajouté, annonçant la création d’un « groupe de travail de haut niveau afin d’étudier si nous pouvons trouver une voie commune pour aller de l’avant ».</p><h2>Trump « nourrit le souhait de s’emparer du Groenland »</h2><p>Le ministre danois et la ministre groenlandaise Vivian Motzfeldt ont été reçus à la Maison-Blanche pour des entretiens avec le vice-président <a href="https://www.20minutes.fr/monde/vance/">J.D. Vance</a> et le secrétaire d’Etat <a href="https://www.20minutes.fr/politique/marco-rubio/">Marco Rubio</a>. « Nous n’avons pas réussi à faire changer la position américaine », a concédé Lars Løkke Rasmussen, estimant « clair » que Donald Trump « nourrit le souhait de s’emparer du Groenland ». Vivian Motzfeldt a pour sa part commenté le climat de la réunion. « Cela a été très intense pour nous tous, mais je tiens à vous dire que la réunion d’aujourd’hui s’est très bien déroulée. »</p><figure><iframe title="Donald Trump nomme un envoyé spécial afin d’annexer le Groenland" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/3sp8flz/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Cette séquence intervient alors que Donald Trump a réaffirmé sa volonté d’acquérir l’île arctique, sans participer directement aux discussions. Avant la réunion, il a écrit sur Truth Social que les Etats-Unis « ont besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », ajoutant que le territoire est « vital pour le Dôme d’Or que nous construisons ». C’est la première fois qu’il fait explicitement le lien entre ce projet de bouclier antimissiles et la possession du Groenland. Le président américain a également affirmé qu’il « pense qu’une solution sera trouvée » sur le Groenland.</p><figure><blockquote class="twitter-tweet" align="center" data-lang="fr_FR"><p lang="en" dir="ltr">Which way, Greenland man? <a href="https://t.co/G0NnJdZRJK">https://t.co/G0NnJdZRJK</a> <a href="https://t.co/TLmOwst6M6">pic.twitter.com/TLmOwst6M6</a></p>— The White House (@WhiteHouse) <a href="https://twitter.com/WhiteHouse/status/2011476301060702329?ref_src=twsrc%5Etfw">January 14, 2026</a></blockquote>
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</figure><h2>Mission militaire entre Suédois, Allemands et Français</h2><p>Pendant les discussions, la Maison-Blanche a diffusé sur X un dessin légendé « Par où, homme du Groenland ? », opposant une destination américaine à une alternative <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/chine">Chine</a>-<a href="https://www.20minutes.fr/monde/russie/">Russie</a>. Dans le même temps, des drapeaux groenlandais se sont multipliés à Nuuk, visibles sur les devantures de boutiques, aux fenêtres d’appartements et sur des véhicules, selon un journaliste de l’AFP. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump répète qu’il s’emparerait du Groenland « d’une manière ou d’une autre ».</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/dossier/groenland">Notre dossier sur le Groenland</a></figure><p>Face à ces déclarations, <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/copenhague">Copenhague</a> entend renforcer sa posture dans l’Arctique et mobiliser ses partenaires. Le Danemark a promis de « renforcer sa présence militaire » au Groenland dès mercredi et de dialoguer avec l’<a href="https://www.20minutes.fr/monde/otan/">Otan</a>. Des <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/militaire">militaires</a> suédois, allemands, français et norvégiens participeront à une mission commune, Berlin évoquant une reconnaissance « en vue d’éventuelles contributions militaires destinées à soutenir le Danemark dans la garantie de la sécurité dans la région ».</p><p>Dans la soirée, la France a également annoncé la convocation d'un Conseil de défense en urgence jeudi matin pour évoquer la situation au Groenland mais également en Iran. Enfin, Lars Løkke Rasmussen a aussi assuré qu’« il n’y a pas de navires de guerre chinois le long des côtes du Groenland […] [et] pas non plus d’investissements massifs chinois au Groenland ».</p>
Groenland : Désaccord « fondamental » avec Trump et lancement d’une mission militaire avec la France et l’Allemagne
Published 2 hours ago
Source: 20minutes.fr
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