<p>Tout est parti <a href="https://www.francebleu.fr/emissions/l-info-d-ici-de-7h30-ici-armorique/mercosur-polemique-autour-de-produits-bretons-qui-proviendraient-en-realite-d-amerique-du-sud-1672284">d’un article publié lundi matin sur le site d’Ici Armorique</a> avant que la polémique ne rebondisse sur les réseaux sociaux. Une boîte de langue de bœuf de la marque Hénaff à la main, un internaute, suivi par plus de 31.000 abonnés sur X, s’insurge que la viande cuisinée en sauce provienne d’Amérique du Sud.</p><figure><blockquote class="twitter-tweet" align="center" data-lang="fr_FR"><p lang="fr" dir="ltr">Emañ ar bed o kouezhañ en-dro !<br><br>Pas ça ! Les pâtés Hénaff (le pâté du mataf) de Pouldreuzic … de POULDREUZIC <a href="https://t.co/ksTROtFFPy">pic.twitter.com/ksTROtFFPy</a></p>— Renard Jean-Michel (@Renardpaty) <a href="https://twitter.com/Renardpaty/status/2010727840891675024?ref_src=twsrc%5Etfw">January 12, 2026</a></blockquote>
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</figure><p>La marque bretonne ne cherche d’ailleurs pas à le cacher, mentionnant noir sur blanc (ou plutôt blanc sur rouge en l’occurrence) sur l’étiquette de ladite boîte qu’il « s’agit de la meilleure source d’approvisionnement connue à ce jour pour répondre à nos exigences qualitatives et techniques ».</p><h2>Certains internautes appellent au boycott</h2><p>Mais en plein débat <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4195942-20260114-direct-colere-agriculteurs-tracteurs-fnsea-commencent-quitter-paris">sur l’accord entre l’UE et le Mercosur</a>, qui doit être signé samedi au Paraguay, le tweet a vite fait réagir. Comment donc cette fierté bretonne, <a href="https://www.20minutes.fr/rennes/1559383-20150310-cinq-choses-saviez-pate-henaff">célèbre pour son pâté</a>, peut-elle importer de la viande de bœuf d’Amérique du Sud alors que la Bretagne est la première région d’élevage pour la viande, s’interrogent certains, d’autres appelant même au boycott de la marque.</p><figure><iframe title="« C’est le seul moyen qu’on ait trouvé » : environ 350 tracteurs stationnés devant l’Assemblée nationale" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/353sk0u/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Pour Loïc Hénaff, PDG <a href="https://www.20minutes.fr/rennes/1558823-20150310-bretagne-henaff-saga-pate-centenaire">de l’entreprise familiale basée à Pouldreuzic</a> (Finistère), cette polémique est « une grande injustice ». « On nous attaque alors que l’on joue la carte de l’honnêteté et de la transparence », peste-t-il, fustigeant « une balle perdue ». Le dirigeant assure que sa boîte a « toujours privilégié l’achat local dès que possible » depuis sa création en 1907 et que « 98 % » de la viande qu’elle achète est d’origine France. « Et 91 % d’origine bretonne », ajoute-t-il.</p><h2>Pas d’autre choix que de se fournir en Amérique du Sud</h2><p>Les 2 % restants proviennent donc <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/amerique_du_sud">d’Amérique du Sud</a> où l’entreprise se fournit en langue de bœuf. Pas par amour pour le Brésil ou l’Argentine, mais parce qu’elle n’a pas d’autre choix. « Les langues de bœuf Hénaff viennent d’Amérique du Sud depuis le siècle dernier pour une question de quantité insuffisante sur le marché français, mais aussi de taille de langue et de fermeté », rappelle l’entreprise. « On a bien essayé de relocaliser cet achat de viande, mais on n’y est pas arrivé », appuie Loïc Hénaff, parlant d’un achat « anecdotique » pour un produit qui ne pèse pas lourd dans leur gamme. « Mais on ne le cache pas et c’est bien écrit sur la boîte », poursuit le chef d’entreprise.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/economie/mercosur/">Notre dossier sur le Mercosur</a></figure><p>Tout comme la mention « Produit en Bretagne » dont le logo est fièrement affiché sur la conserve, certains internautes criant au mensonge. « On a le droit d’avoir ce label car il y a des ingrédients qui proviennent <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/bretagne">de Bretagne</a> et que le produit est transformé dans la région », répond Loïc Hénaff, qui craint déjà les conséquences de ce « shitstorm ». « Ce genre de polémiques aura pour conséquence que des concurrents vont cacher l’origine de leur viande », estime-t-il. Ce qui est déjà le cas, certaines marques mentionnant seulement sur leurs produits que la viande est « non UE », mais sans en préciser l’origine exacte.</p>
« On nous attaque alors qu’on est transparent »… Épinglée pour sa langue de bœuf d’Amérique du Sud, Hénaff se défend
Published 2 hours ago
Source: 20minutes.fr
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