Contrôle technique, assurance, vitesse… Que va-t-il arriver à votre voiture et se passer sur la route en 2026 ?

Published 3 days ago
Source: 20minutes.fr
Contrôle technique, assurance, vitesse… Que va-t-il arriver à votre voiture et se passer sur la route en 2026 ?
<p>Contrôle technique renforcé, plus de radars, malus écologique explosé, aide à l’achat, sanctions… L’année 2026 marque un nouveau tournant pour <a href="https://www.20minutes.fr/economie/auto/">les automobilistes</a>. Les conducteurs vont encore devoir composer avec un cadre réglementaire de plus en plus exigeant, des <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/amende">sanctions plus lourdes</a>. Les règles se durcissent en général alors que s’ajoutent des restrictions de circulation ou de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/stationnement">stationnement</a>.</p><p><em>20 Minutes</em> vous embarque pour une petite visite des principaux changements qui vont impacter le quotidien des automobilistes cette année.</p><figure><iframe title="C’est quoi cette nouvelle manie de camoufler ses plaques d’immatriculation quand on se gare ?" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/x8xfm0r/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><h2>Des sanctions plus sévères</h2><p>Les mesures pour assurer la sécurité sur la route se renforcent avec notamment des sanctions pénales pour les grands excès de vitesse. Depuis le 29 décembre 2025 en effet, les conducteurs roulant à <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/exces_de_vitesse">plus de 50 km/h au-dessus de la limitation</a> légale en vitesse retenue s’exposent à des sanctions plus sévères. C’est <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4193114-20251224-grands-exces-vitesse-deviennent-delit-france-ca-change">devenu officiellement un délit</a> et plus une simple contravention de cinquième classe. Cela peut désormais entraîner une peine de trois mois d’emprisonnement, une amende de 3.750 euros et une inscription au casier judiciaire selon le décret publié au Journal officiel. En pratique, rien n’est cependant joué. L’application de cette mesure dépendra de la jurisprudence et déjà les observateurs du secteur automobile soulignent que les premières décisions des tribunaux seront déterminantes pour mesurer la portée réelle de cette réforme.</p><p>Dans le viseur des autorités, l’usage du téléphone au volant, facteur majeur d’accidents graves et mortels. Si la sanction actuelle est une amende de 135 euros et le retrait de trois points, des préfets appliquent en plus cette année la peine <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000041910422#:~:text=L'usage%20d'un%20t%C3%A9l%C3%A9phone,appareils%20%C3%A9lectroniques%20correcteurs%20de%20surdit%C3%A9.">complémentaire prévue par l’article R412-6-1</a> du Code de la route. Celle-ci permet de prononcer une suspension administrative du <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/permis_de_conduire">permis de conduire</a> pouvant aller jusqu’à trois ans en cas d’usage du téléphone tenu en main. Plusieurs préfectures ont déjà décidé d’appliquer cette disposition. Dans le Lot-et-Garonne, une suspension de six mois sera mise en œuvre à compter du 1er février prochain tandis que d’autres départements appliquent déjà ces sanctions en cas de cumul avec d’autres infractions.</p><h2>Des contrôles sécuritaires</h2><p>Côté contrôle technique, ça évolue notamment sur la traque des véhicules sous « stop drive ». Cette mesure vise notamment à éliminer les véhicules encore équipés d’airbags Takata. Ceux qui passent au contrôle technique depuis le 1er janvier sont vérifiés afin de savoir s’ils sont dotés d’un airbag Takata classé « stop drive », qui implique de ne plus rouler. En cas de détection, une contre-visite obligatoire est imposée, accompagnée du remplacement de la pièce défectueuse.</p><p>Autre mesure sécuritaire pour les automobilistes, mais à l’étude celle-ci, concerne les radars. Le Département du contrôle automatisé réfléchit à réintroduire cette année <a href="https://www.20minutes.fr/auto/4190365-20251211-vertu-flash-pourquoi-faut-rejouir-eclair-quand-radar-prend-exces-vitesse">un flash visible sur les radars tourelles</a> et les nouveaux radars urbains. Actuellement, un quart des radars en France utilisent une technologie infrarouge imperceptible et ne flashent plus. Une bonne nouvelle pour la Ligue de défense des conducteurs qui souhaite ce retour d’un signal visible, dont « la vertu serait d’avertir l’automobiliste et peut-être engendrer un comportement différent, une réflexion, un changement, conscience de ce qu’il a fait ».</p><h2>Du côté du porte-monnaie</h2><p>Tout d’abord, une mesure qui fait du bruit. Celle d’un malus écologique appliqué de manière rétroactive lors d’un changement de carte grise de certains véhicules d’occasion. Leurs nouveaux propriétaires devront payer le malus écologique dont le véhicule avait été exonéré. Mais, rassurez-vous, la grande majorité des véhicules d’occasion n’est pas touchée. La taxe ne vise que la niche spécifique des voitures ayant profité d’une exonération de malus à leur première immatriculation après 2015 et qui sera revendue à partir de 2026.</p><p>Côté fiscalité automobile toujours, ça continue de se durcir. <a href="https://www.20minutes.fr/auto/4186112-20251117-deputes-debattent-hausse-malus-co2-vehicules-plus-polluants">Le malus CO2 atteint désormais un plafond de… 80.000 euros</a> pour les véhicules affichant 192 g/km de CO2 ou plus, contre 70.000 euros en 2025. Surtout, le seuil de déclenchement du malus est abaissé à 108 g/km de CO2, (il devait même passer à 103 g/km de CO2). Le malus masse, qui vise les véhicules lourds, devient également plus sévère, pénalisant notamment les SUV.</p><p>À l’inverse, les acheteurs de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/voiture-electrique">voitures électriques</a> neuves bénéficient d’un soutien renforcé. Cette année, la prime dite « coup de pouce », financée via la prime CEE (Certificats d’économie d’énergie), s’élève à 3.500 euros au minimum et peut atteindre 5.700 euros pour les ménages modestes. Une majoration est également prévue lorsque le véhicule est équipé de batteries produites en Europe. Cette aide reste cependant strictement conditionnée au lieu de production, excluant la majorité des modèles assemblés hors du continent européen.</p><p>Au péage dès le 1er février, ça va coûter plus cher avec une hausse moyenne limitée cependant à moins de 1 %, conformément aux contrats de concession autoroutière. Une progression contenue comme il est dit, mais qui s’ajoute à une tendance générale à la hausse des coûts de mobilité. Dans le même temps, les assurances automobile poursuivent leur augmentation en 2026, inflation, coût des réparations, nouvelles obligations réglementaires et sinistres en hausse pesant sur les assureurs.</p><p>A la pompe, ce n’est pas terrible. Depuis le 1er janvier, les prix ont augmenté en moyenne de 5 centimes par litre. Cette hausse est la conséquence directe de l’augmentation des certificats d’économie d’énergie (CEE), que doivent financer les énergéticiens, dont les distributeurs de carburants, en application de la réglementation énergétique nationale. Ce dispositif créé en 2005, qui repose sur le principe du pollueur-payeur, oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation d’énergie et d’amélioration de l’efficacité énergétique, une obligation qui a été donc revue à la hausse par le gouvernement.</p><h2>Des restrictions de circulation</h2><p>Et voici que l’on reparle des <a href="https://www.20minutes.fr/planete/zone-faibles-emissions/">Zones à faibles émission</a>s (ZFE), avec une verbalisation automatisée possible. Bien que plusieurs métropoles aient repoussé l’exclusion des véhicules Crit’Air 3, cette année, les premiers systèmes de verbalisation automatique pour les véhicules Crit’Air 4, 5 et non classés devraient être installés, conformément au cadre réglementaire des zones à faibles émissions mobilité (ZFE-m). Mais pas de panique là non plus, en ces temps d’<a href="https://www.20minutes.fr/municipales/">élections municipales</a>, rien n’est moins sûr et les modalités exactes de déploiement restent de toute façon incertaine.</p><p>Reste la question cruciale et clivante des places de stationnement urbain, qui se raréfient. Et cela ne devrait pas s’arranger cette année avec moins de places disponibles encore, conséquence de l’application de l’article 52 de la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019 et qui oblige les communes, d’ici à la fin de l’année, à supprimer les places situées jusqu’à cinq mètres en amont des passages piétons. Une mesure destinée à améliorer la visibilité et la sécurité des piétons.</p><figure> </figure><h2>La route en rose</h2><p>Pour les automobilistes qui veulent continuer de voir la vie en rose, sachez que 2026 sera la vôtre. Du moins si vous achetez une voiture toute neuve. Les véhicules immatriculés provisoirement en WW devront désormais être <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4179933-20251017-pourquoi-plaques-immatriculation-roses-vont-elles-bientot-faire-apparition-france">équipés de plaques d’immatriculation roses</a>, avec affichage obligatoire de la date de fin de validité sur le côté droit. Cette mesure vise à renforcer la lisibilité et à lutter contre les usages abusifs des immatriculations temporaires.</p>