Macron dénonce la « tentation » de se partager le monde « entre grandes puissances » et le « nouvel impérialisme »

Published 1 day ago
Source: 20minutes.fr
Macron dénonce la « tentation » de se partager le monde « entre grandes puissances » et le « nouvel impérialisme »
<p><a href="https://www.20minutes.fr/politique/emmanuel-macron/">Emmanuel Macron</a> a vivement dénoncé jeudi « le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme » dans les relations internationales. Il vise notamment la politique étrangère de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a> qui « se détourne progressivement » de certains alliés et « s’affranchit des règles internationales ».</p><p>Dans son discours annuel devant les ambassadeurs français, le président a défendu, en réponse à ce « monde qui se dérègle », ce qu’il appelle un « multilatéralisme efficace ». Il a plaidé pour que les grandes puissances du G7, un cénacle présidé cette année par la France, s’unissent avec les grands pays émergents pour réformer la gouvernance mondiale et l’<a href="https://www.20minutes.fr/monde/onu/">ONU</a>. « Moi, je ne peux pas m’habituer à ce qu’on est en train de vivre », a-t-il lâché.</p><figure><iframe title="Trump réaffirme avoir contraint Macron à augmenter le prix des médicaments" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/3sfuzkq/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>S’il a critiqué à la fois la Chine et son « agressivité commerciale de plus en plus désinhibée », et la Russie « puissance de déstabilisation » en Ukraine, ce sont ses commentaires sur les Etats-Unis qui ont été les plus marquants.</p><p>« Nous refusons le nouveau colonialisme et le nouvel impérialisme », mais « nous refusons aussi la vassalisation et le défaitisme », a-t-il lancé dans la salle des fêtes de l’Elysée. « Nous évoluons dans un monde de grandes puissances avec une vraie tentation de se partager le monde », a-t-il ajouté. Une référence notamment au coup de force mené par Washington pour capturer le président vénézuélien Nicolás Maduro et faire main basse sur le pétrole de ce pays, et aux revendications répétées du président américain visant le Groenland.</p><h2>Critiques claires à la méthode Trump, mais pas d’appel à la rupture</h2><p>Il y a un an, le chef de l’Etat avait pourfendu une « internationale réactionnaire » soutenue par Elon Musk, mais avait défendu la nécessité pour la France et l’Europe de « savoir coopérer » avec Donald Trump. Cette année, il est allé plus loin dans la critique de la diplomatie trumpiste, sans néanmoins plaider la rupture avec la première puissance mondiale.</p><p>Il a exhorté ses diplomates à ne pas se contenter d’être « les commentateurs » de ce que « font tous les autres », « les spectateurs de ce qui se détricote ». « C’est l’inverse ! On n’est pas là pour commenter, on est là pour agir ! », a-t-il martelé.</p><h2>« Double problème » commercial de la Chine et des Etats-Unis</h2><p>Selon lui, « ce que nous avons réussi à faire pour la France et en Europe est allé dans le bon sens » en termes « d’autonomie stratégique » accrue face aux Etats-Unis et à la Chine, en matière commerciale comme de sécurité.</p><p>Sur le commerce, « on a un double problème, l’agressivité chinoise et les tarifs américains », et « c’est un gros problème d’avoir les deux en même temps », estime-t-il. Il prône un agenda « accéléré » de préférence européenne et de simplification à déployer dès cette année.</p><figure> </figure><figure><a href="https://www.20minutes.fr/politique/emmanuel-macron/">Notre dossier sur Emmanuel Macron</a></figure><p>Il a aussi exhorté à « défendre » et « consolider » la régulation européenne du secteur de la tech, cible des Etats-Unis, après les sanctions américaines visant l’ex-ministre français Thierry Breton qui en a été l’architecte à la Commission européenne.</p>