« La fenêtre est tombée sur notre fils »… Locataires, ils dénoncent des défauts de construction d’une résidence « neuve »

Published 3 days ago
Source: 20minutes.fr
« La fenêtre est tombée sur notre fils »… Locataires, ils dénoncent des défauts de construction d’une résidence « neuve »
<p>« On a emménagé dans notre <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/logement">logement</a> dans la résidence, qui était toute neuve, en 2018. Et depuis, on a que des problèmes », souffle Amélia. Cette habitante de Francheville, près de <a href="https://www.20minutes.fr/lyon/">Lyon</a>, dans le <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/rhone">Rhône</a>, n’en peut plus. « La goutte d’eau, ça a été en octobre dernier… La porte-fenêtre de notre salon est tombée sur notre fils de 8 ans », lâche-t-elle avant de stopper son récit, encore choquée des événements.</p><figure><iframe title="Logements insalubres : ils vivent une « descente aux enfers »" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/x8qu3l3/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Elle raconte qu’elle lui avait demandé d’aller chercher des oignons sur le balcon et qu’en ouvrant la porte-fenêtre pour y accéder, elle s’est décrochée, lui tombant dessus. L’enfant, qui a essayé « de la maintenir », a été emmené aux urgences et s’en est sorti avec une entorse, une interdiction de pratiquer du sport pendant un mois et des séances de kinésithérapie. « On a eu vraiment peur. Ça aurait pu être pire. Alliade [le bailleur social des logements] aurait pu être responsable d’un drame », s’exclame Amélia.</p><h2>La famille alertait le bailleur depuis « des mois »</h2><p>La mère de trois enfants assure qu’elle a alerté à plusieurs reprises, « pendant des mois », Alliade sur les charnières des fenêtres instables. « Sans être prise au sérieux vu le temps d’intervention », pointe-t-elle. D’après des documents, consultés par <em>20 Minutes</em>, le premier échange entre la famille et le bailleur à ce sujet date de février 2025. Un expert, mandaté par Alliade, a confirmé la nécessité de renforcer les équipements. Une société est ensuite venue pour effectuer ces réparations en avril. Mais quinze jours plus tard, un nouveau mail fait état de renforcements « qui n’ont pas tenu », photos à l’appui.</p><figure><img src="https://img.20mn.fr/Yx6I0HTfTX2TkcSSA0u3HCk/960x0_media.jpg" alt="[object Object]"></figure><p>« Après des relances, le directeur de l’agence territoriale est venu en août constater les sinistres. Et un mois plus tard, on nous a indiqué par mail que c’était un défaut de construction dans les logements et qu’il fallait voir avec les assurances. Puis, plus rien », retrace la locataire, excédée. Elle souligne qu’il ne s’agit pas de faire du « bricolage » mais qu’il faut un « renforcement de tout le cadre autour des fenêtres ».</p><h2>Une plainte déposée</h2><p>Amélia indique qu’en plus, à cause de ce souci de charnières, ses fenêtres ne se ferment pas bien et que de l’air passe. « On est reconnaissant de bénéficier d’un logement social, mais on aimerait que nos vies soient un peu plus prises en considération, qu’on nous réponde et qu’on agisse plus rapidement. Payer un T4 pour 750 euros ne justifie pas de mettre la vie de nos enfants en danger, car le plus dangereux, c’est que ces fenêtres ne tiennent pas ! »</p><p>« Ce n’est pas possible de ne pas se sentir en sécurité chez soi, d’interdire à ses enfants d’ouvrir des fenêtres et d’avoir peur en le faisant nous-mêmes », insiste-t-elle. Après l’incident concernant son fils, elle a porté plainte contre Alliade pour « danger et négligence malgré les signalements répétés ».</p><p>Contacté par <em>20 Minutes</em>, Alliade confirme avoir reçu les demandes de la famille d’Amélia et les prendre au sérieux. Pour le bailleur, qui certifie qu’ils étaient les premiers à occuper les lieux dans cette résidence, le problème des charnières est « survenu avec l’usure ». Après l’incident concernant l’enfant de 8 ans, le bailleur affirme qu’une nouvelle expertise a été réalisée le 3 novembre, avec un rapport reçu dix jours plus tard. Quatre logements sont concernés dans la résidence. « La société s’est engagée à intervenir à titre gracieux le 19 décembre dernier mais nous n’avons pas eu de rapport de passage », précise-t-on du côté d’Alliade qui assure « tout faire » pour que des réparations « aient lieu dans les plus brefs délais ».</p>