Capture de Maduro : Emmanuel Macron « prend acte » de la fin de la « dictature » et ulcère la gauche

Published 1 day ago
Source: 20minutes.fr
Capture de Maduro : Emmanuel Macron « prend acte » de la fin de la « dictature » et ulcère la gauche
<p>Le sujet divise <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/4194175-20260103-attaque-etats-unis-contre-venezuela-entre-soutiens-appels-calmes-condamnations-monde-divise">tant au niveau international</a> que dans nos frontières. Ce samedi, <a href="https://www.20minutes.fr/politique/emmanuel-macron/">Emmanuel Macron</a> a « pris acte » de la fin de la « dictature Maduro », dont le « peuple <a href="https://www.20minutes.fr/monde/venezuela/">vénézuélien</a> » ne peut que se « réjouir », dit-il. « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/nicolas_maduro">Nicolás Maduro</a> et ne peut que s’en réjouir », a écrit sur X le chef de l’État.</p><p>« En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple », a-t-il insisté, sans évoquer dans son tweet les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien.</p><h2>« Honte ultime » selon la gauche</h2><p>Une position qualifiée de « honte » par la gauche qui accuse le président français de complaisance envers les <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/">États-Unis</a>. Pour <a href="https://www.20minutes.fr/politique/jean-luc-melenchon/">Jean-Luc Mélenchon</a>, leader de La France insoumise, « la prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international ». « Jour sombre pour notre pays », a-t-il encore écrit sur X, appuyé par son lieutenant Manuel Bompard qui s’est désolé de voir « la France réduite à féliciter les coups de force de Trump ».</p><figure><iframe title="Macron donne son feu vert pour la construction d’un nouveau porte-avions" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/3spuzur/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Même indignation du côté du Parti socialiste. Selon son premier secrétaire <a href="https://www.20minutes.fr/politique/olivier-faure/">Olivier Faure</a>, « la France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche ». « M. Macron piétine ce soir toute notre histoire diplomatique. Une honte », a abondé le patron des sénateurs PS Patrick Kanner. Une « honte ultime » même pour le N.1 du Parti communiste <a href="https://www.20minutes.fr/politique/fabien-roussel/">Fabien Roussel</a>, pour qui la France est « rabaissée au rang de 51e État des USA ».</p><h2>Ambiguïté de l’exécutif…</h2><p>L’exécutif avait été plus offensif samedi après-midi par la voix du ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, qui a affirmé que l’opération américaine « contrevient » au droit international. « La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir », avait-il encore écrit sur X.</p><p>Emmanuel Macron a préféré mettre l’accent sur la « transition à venir » qui « doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien ». En ce sens, il plaide pour que celle-ci soit assurée « au plus vite » par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition à la présidentielle 2024. Alors que Donald Trump a de son côté déclaré que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu.</p><h2>… et contorsion politique</h2><p>À l’image de l’exécutif, d’autres responsables politiques ont dû s’employer à un exercice d’équilibriste samedi, partagés entre la volonté de dénoncer l’attaque américaine, sans pour autant apparaître comme un soutien de Nicolás Maduro. « Pas une larme pour le dictateur ploutocrate Maduro, mais il faut avoir conscience que nous entrons dans un monde sans droit international où prévaut la loi du plus fort », a déclaré l’eurodéputé social-démocrate <a href="https://www.20minutes.fr/politique/raphael-glucksmann/">Raphaël Glucksmann</a>.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/monde/">Retrouvez ici toute l'actualité internationale</a></figure><p>Dans la même veine, Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, a affirmé qu’il « ne regrette pas » le départ de ce « dictateur ». La patronne du Rassemblement national Marine Le Pen a jugé qu’il y avait « mille raisons de condamner le régime de Nicolás Maduro : communiste, oligarchique et autoritaire » mais que « la souveraineté des États n’est jamais négociable ».</p><figure> </figure><p>Le président des Républicains <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/bruno_retailleau">Bruno Retailleau</a> a semblé plus conciliant avec Donald Trump, en estimant que le narcotrafic nécessite « une réplique ferme » même si la souveraineté vénézuélienne « demeure sacrée ».</p>