Attaque des Etats-Unis contre le Venezuela : Entre soutien, appel au calme et condamnation, le monde se divise

Published 1 day ago
Source: 20minutes.fr
Attaque des Etats-Unis contre le Venezuela : Entre soutien, appel au calme et condamnation, le monde se divise
<p>L’attaque des <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/">Etats-Unis</a> contre le <a href="https://www.20minutes.fr/monde/venezuela/">Venezuela</a> qui a mené à la capture de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/nicolas_maduro">Nicolás Maduro</a> ne peut laisser insensible. Dirigeants et figures politiques se sont pressés de réagir à travers le monde pour commenter l’action américaine.</p><p>Un des premiers à réagir, le secrétaire général de l’ONU, <a href="https://www.20minutes.fr/monde/antonio-guterres/">Antonio Guterres</a>, s’est inquiété « que le droit international n’ait pas été respecté », déplorant un « dangereux précédent » et appelant « tous les acteurs au Venezuela à engager un dialogue inclusif, dans le plein respect des droits de l&#x27;homme et de l’Etat de droit ».</p><h2>Les pour et contre de l’Amérique latine</h2><p>Possible prochaine cible des Etats-Unis, la <a href="https://www.20minutes.fr/monde/colombie/">Colombie</a> a annoncé le déploiement de troupes à sa frontière avec le Venezuela. Le président colombien Gustavo Petro, proche de Nicolás Maduro et directement menacé par <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a> au cours de la conférence de presse de ce samedi, a dénoncé une attaque américaine aux « missiles » contre Caracas, qualifié les actions de Washington d&#x27; « atteinte à la souveraineté » de l’Amérique latine et déclaré qu’elles entraîneraient une crise humanitaire. Il a également demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de l’ONU sur la « légalité internationale » de cette « agression ».</p><figure><iframe title="Etats-Unis : Une frappe américaine visant un bateau parti du Venezuela a tué 11 « narcoterroristes »" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/30k0qs5/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Plus au sud du continent, le président brésilien <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/lula">Lula</a> a condamné une « grave atteinte à la souveraineté du Venezuela », estimant que « les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable » et menacent « la préservation de la région en tant que zone de paix ». Il a également exhorté sur X la communauté internationale, par l’intermédiaire des <a href="https://www.20minutes.fr/monde/onu/">Nations unies</a>, à « répondre vigoureusement » à ces attaques.</p><h2>Milei et le président équatorien se félicitent de l’action américaine</h2><p>Autre pays menacé par les Etats-Unis, le Mexique a condamné les bombardements menés « unilatéralement » par les Etats-Unis contre le Venezuela, avertissant que toute « action militaire met gravement en péril la stabilité régionale ».</p><figure><iframe title="Le président des États-Unis déclare « la guerre commerciale » au monde entier" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/xzpzzkf/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>A l’inverse de ses « voisins », les frappes américaines ont été saluées par un tonitruant « La liberté avance, vive la liberté, bordel ! » du président argentin pro-Trump, <a href="https://www.20minutes.fr/monde/javier-milei/">Javier Milei</a>. Le président de l’Equateur Daniel Noboa s’est également réjoui de la chute de Nicolás Maduro : « L’heure est venue de reprendre possession de votre pays », a-t-il lancé sur X aux figures de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado et Edmundo Gonzalez Urrutia, ainsi qu’au « peuple vénézuélien ».</p><h2>Les alliés chinois, russes et iraniens s’insurgent</h2><p>Allié de Nicolás Maduro, <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/pekin">Pékin</a> s’est dit « profondément choqué » et a « condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président ». « Ce comportement hégémonique des Etats-Unis viole gravement le droit international, porte atteinte à la souveraineté du Venezuela et menace la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes », a ajouté le ministère chinois des Affaires étrangères.</p><p>Idem du côté de la <a href="https://www.20minutes.fr/monde/russie/">Russie</a>. « Ce matin, les Etats-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément préoccupant et condamnable », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, estimant que « l’hostilité idéologique a triomphé du pragmatisme économique ».</p><p>« Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l’attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays », a également commenté, dans un communiqué, la diplomatie iranienne, fustigeant « l’agression illégale des Etats-Unis », ennemi de la République islamique. L’Iran entretient des liens étroits avec le Venezuela.</p><h2>L’Europe tente de calmer le jeu</h2><p>L’Union européenne a appelé samedi au respect du droit international au Venezuela et rappelé son attachement à une transition démocratique et pacifique, après une attaque des Etats-Unis contre ce pays sud-américain. Sur X, la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a dit avoir appelé à la « retenue », lors d’un échange au téléphone avec le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. « Nous sommes solidaires du peuple vénézuélien et soutenons une transition pacifique et démocratique. Toute solution doit respecter le droit international et la Charte des Nations unies », a déclaré de son côté la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, également sur X.</p><p>Le Premier ministre britannique <a href="https://www.20minutes.fr/monde/keir-starmer/">Keir Starmer</a>, lui, a rappelé samedi que tous les pays devaient « respecter le droit international », soulignant que Londres n’avait « pas participé » à l’opération américaine et à la capture revendiquée du président Maduro.</p><figure><blockquote class="twitter-tweet" align="center" data-lang="fr_FR"><p lang="es" dir="ltr">España no reconoció al régimen de Maduro. Pero tampoco reconocerá una intervención que viola el derecho internacional y empuja a la región a un horizonte de incertidumbre y belicismo.<br><br>Pedimos a todos los actores que piensen en la población civil, que respeten la Carta de…</p>&mdash; Pedro Sánchez (@sanchezcastejon) <a href="https://twitter.com/sanchezcastejon/status/2007516318325440842?ref_src=twsrc%5Etfw">January 3, 2026</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script> </figure><h2>« Un horizon d’incertitude et de bellicisme »</h2><p>Plus virulent, le gouvernement espagnol « ne reconnaîtra pas […] une intervention qui viole le droit international », comme elle n’avait pas reconnu le régime de Nicolás Maduro, a déclaré sur X le Premier ministre espagnol <a href="https://www.20minutes.fr/monde/pedro-sanchez/">Pedro Sanchez</a>. L’intervention américaine « pousse la région vers un horizon d’incertitude et de bellicisme », a ajouté le dirigeant socialiste, appelant à une transition « juste et dans le dialogue ».</p><p>Le chancelier allemand Friedrich Merz a jugé que Nicolás Maduro avait « conduit son pays à la ruine », et « joué un rôle problématique dans la région », notamment en « impliquant le Venezuela dans le trafic de drogue ». L’Allemagne n’a pas reconnu les dernières élections vénézuéliennes, « truquées », a rappelé le chancelier.</p><p>La Première ministre italienne Giorgia Meloni a, dans un communiqué, estimé « légitime » l’opération américaine, la qualifiant « d’intervention défensive », tout en soulignant qu’une « action militaire extérieure n’est pas la manière de mettre fin aux régimes totalitaires ».</p><h2>L’Ukraine bien embêtée</h2><p>Ironie de l’histoire, bien contrainte par les circonstances, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriy Sybiga a dénoncé les « crimes généralisés, la violence, la torture, l’oppression et la violation de toutes les libertés fondamentales » dont s’est rendu coupable le « régime Maduro », principal allié en Amérique du Sud de Moscou, sans évoquer expressément l’opération américaine.</p><p>Plus loin de nos frontières, l’opération américaine divise tout autant. Ainsi, l’Afrique du Sud a qualifié l’opération américaine de « violation manifeste de la Charte des Nations unies », estimant que cette façon d’utiliser « unilatéralement la force » est « illégale » et « mine la stabilité de l’ordre international ».</p><figure> </figure><p>De son côté, et par la voix de son ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, Israël s’est « félicité de la destitution du dictateur qui dirigeait un réseau terroriste et de drogue » et a salué un « moment historique », estimant que Donald Trump avait « agi en tant que leader du monde libre ».</p>