Etats-Unis : Trump annonce le retrait de la Garde nationale de Chicago, Portland et Los Angeles

Published 2 hours ago
Source: 20minutes.fr
Etats-Unis : Trump annonce le retrait de la Garde nationale de Chicago, Portland et Los Angeles
<p>Aux <a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/">Etats-Unis</a>, <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/donald_trump">Donald Trump</a> a annoncé mercredi le retrait de la Garde nationale de <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/chicago">Chicago</a>, <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/los_angeles">Los Angeles</a> et <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/portland">Portland</a>, mettant fin à des déploiements militaires fortement contestés sur le plan juridique et politique. L’annonce a été faite directement par le président américain sur son réseau Truth Social, après plusieurs décisions de justice défavorables à son administration.</p><p>« Nous retirons la Garde nationale de Chicago, Los Angeles et Portland », a écrit Donald Trump, affirmant que « le crime a été considérablement réduit » dans ces villes. Le président a toutefois laissé entendre que cette décision pourrait n’être que temporaire, ajoutant : « Nous reviendrons, peut-être sous une forme différente et plus forte […], ce n’est qu’une question de temps ! ».</p><h2>Des déploiements remis en cause par la justice</h2><p>Ces déploiements avaient été progressivement remis en cause par la justice fédérale. A Chicago, la <a href="https://www.20minutes.fr/monde/cour_supreme/">Cour suprême</a> a bloqué la présence de la Garde nationale, tandis que des juges fédéraux ont pris des décisions similaires à Los Angeles et Portland. Les tribunaux ont estimé que le gouvernement fédéral n’avait pas démontré l’existence de circonstances exceptionnelles justifiant l’intervention de forces militaires.</p><figure><iframe title="États-Unis : Journaliste visée par la police, garde nationale... Le point sur les affrontements à Los Angeles" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/30qmprf/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>Depuis plusieurs mois, Donald Trump avait ordonné l’envoi de gardes nationaux dans plusieurs grandes villes dirigées par des élus <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/parti_democrate">démocrates</a>, dont Chicago, Portland, Los Angeles et Memphis. Officiellement, ces troupes de réserve de l’<a href="https://www.20minutes.fr/dossier/armee_americaine">armée américaine</a> étaient mobilisées pour lutter contre la criminalité et soutenir les forces chargées de l’immigration, une orientation qui a rapidement suscité une vive controverse.</p><h2>Pas de base légale selon la Cour suprême</h2><p>Formés principalement pour intervenir lors de catastrophes naturelles, mais aussi engagés dans des opérations militaires à l’étranger, les membres de la Garde nationale ne peuvent intervenir dans des missions de maintien de l’ordre intérieur que dans un cadre légal strict. Le « Posse Comitatus Act » de 1878 interdit l’utilisation des forces armées pour des opérations de police, sauf exceptions prévues par la loi.</p><figure><a href="https://www.20minutes.fr/monde/etats-unis/">Notre dossier sur les Etats-Unis</a></figure><p>Le 23 décembre, la Cour suprême a rappelé ce principe en jugeant que l’administration Trump n’avait pas apporté de base légale suffisante pour justifier le déploiement à Chicago. Si un retrait partiel avait déjà été annoncé mi-décembre, une présence résiduelle demeurait jusqu’à présent dans plusieurs villes, désormais appelée à disparaître complètement.</p>