Corse : Le 29 août 2008, Alain Orsoni avait déjà échappé de justesse à une tentative d’assassinat

Published 4 hours ago
Source: 20minutes.fr
Corse : Le 29 août 2008, Alain Orsoni avait déjà échappé de justesse à une tentative d’assassinat
<p><a href="https://www.20minutes.fr/dossier/alain_orsoni">Alain Orsoni</a> a été abattu ce lundi alors qu’il assistait <a href="https://www.20minutes.fr/faits_divers/4195717-20260112-balle-plein-ur-frere-assassine-sait-mort-alain-orsoni">aux obsèques de sa mère à Vero</a> (Corse-du-Sud). Figure du <a href="https://www.20minutes.fr/societe/4028577-20230324-jeunesse-corse-produit-violence-reproduite-observe-thierry-dominici-specialiste-nationalisme">nationalisme corse</a> reconverti dans les affaires, l’homme de 71 ans a été tué d’une balle, un « tir à longue distance » selon Nicolas Septe, le procureur de la République d’<a href="https://www.20minutes.fr/dossier/ajaccio">Ajaccio</a>, qui a ouvert une enquête pour assassinat en bande organisée passée dans le giron du Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco).</p><p>Ce meurtre, Alain Orsoni le craignait depuis longtemps. Vivant au Nicaragua après un premier exil en Floride dès 1996 pour fuir les guerres fratricides du milieu nationaliste, il avait déjà fait l’objet d’une tentative de meurtre en 2008.</p><h2>La rivalité avec l’équipe du « Petit bar »</h2><p>Cette année-là, Alain Orsoni avait pris la succession de son ami Michel Moretti, qui venait de décéder, à la tête du club de football de l’<a href="https://www.20minutes.fr/sport/ac-ajaccio/">AC Ajaccio</a>. Une intronisation qui arrivait dans un contexte explosif en Corse ou les règlements de compte se succèdent avec, notamment, l’assassinat au mois de juillet d’Ange-Marie Michelosi, un des leaders de l’équipe du « Petit Bar ».</p><figure><iframe title="Narcobanditisme : « On n'a pas peur », dit le maire de Marseille avant une marche blanche" width="100%" height="100%" src="https://www.ultimedia.com/deliver/generic/iframe/mdtk/01357940/zone/1/src/338m5uu/showtitle/1/" frameborder="0" scrolling="no" marginwidth="0" marginheight="0" hspace="0" vspace="0" webkitallowfullscreen="true" mozallowfullscreen="true" allowfullscreen="true" allow="autoplay" referrerpolicy="no-referrer-when-downgrade"></iframe></figure><p>À l’époque, beaucoup pensent qu’Alain Orsoni voulait prendre les commandes de la Corse-du-Sud et s’approprier l’héritage du parrain, Jean-Jé Colonna, mort en 2006, au nez et à la barbe d’Ange-Marie Michelosi. <a <em>href="ht</em>tps://www.leparisien.fr/week-end/corse-alain-orsoni-la-cible-04-12-2012-2379265.php">Au Parisien en 2012</a>, un proche des membres du « Petit Bar », mis sur écoute par la police, explique : « Ils veulent tuer Alain parce qu’ils veulent mettre la main sur la ville. Et, en mettant la main sur la ville, il faut passer par lui ».</p><h2>Un commando repéré par la police</h2><p>Une enquête de police en cours suit, en août 2008, Pascal Porri, l’un des lieutenants de feu Ange-Marie Michelosi après avoir reçu un renseignement anonyme faisant état de mouvements suspects autour d’un hangar près d’Ajaccio. Les enquêteurs, arrivent alors sur la piste de véhicules aux fausses plaques d’immatriculation et d’hommes armés et grimés qui semblent s’adonner à des activités de repérages.</p><p>Dans la nuit du 29 au 30 août, le commando, dont fait partie Pascal Porri, est interpellé dans un hôtel. Les <a href="https://www.20minutes.fr/dossier/police">policiers</a> tombent alors sur deux pistolets automatiques de calibre 9 mm, plusieurs armes de poing, des gilets pare-balles, des cagoules, des perruques et plusieurs milliers d’euros en argent liquide.</p><p>Les enquêteurs font alors le rapprochement avec Alain Orsoni et les six hommes arrêtés sont soupçonnés d’avoir voulu le tuer.</p><h2>Six ans de prison pour les six hommes soupçonnés</h2><p>Après de premières interpellations en septembre 2008, neuf suspects sont mis en examen en avril 2009. Deux d’entre eux ont bénéficié d’un non-lieu et sept ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel, dont six pour association de malfaiteurs en vue de commettre un homicide. Parmi les prévenus figurent deux membres présumés de la « bande du Petit Bar », Pascal Porri et Stéphane Raybier, opposés depuis des années au clan Orsoni, ainsi que des parents d’Ange-Marie Michelosi, patron défunt de ce débit de boissons d’Ajaccio.</p><p>Jugés en 2011, <a href="https://www.lepoint.fr/societe/six-hommes-juges-pour-avoir-voulu-tuer-alain-orsoni-en-2008-en-corse-10-01-2011-128624_23.php">les six hommes écopent de six ans de prison</a>.</p>